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Retour du pèlerinage à Lourdes

Témoignages et photos du dernier pèlerinage diocésain à Lourdes

Voici des paroles de participants au dernier pèlerinage à Lourdes, du 13 au 19 mai 2018. 

 

 

Témoignage de Josyane

Enfant, puis mariée je suis venue à Lourdes deux à trois fois en pèlerin d'un jour.

En 2007 Ecclesia, le prêtre de ma paroisse m’envoie à ce grand rassemblement : quelques jours pour redécouvrir le site du sanctuaire, comprendre et travailler la parole de Dieu.

Aujourd'hui c'est en tant qu'hospitalière toute nouvelle que je donne ce témoignage.
Il y a bien longtemps que je voulais venir à ce pèlerinage mais ma timidité et ma peur de mal faire m'en ont empêchée.

Grâce à mon Amie j'ai surmonté cette peur et je lui dis un très grand Merci.

On me demande de donner un témoignage et je vais essayer de le faire mais je pense que Lourdes ne se raconte pas, Lourdes se vit !

En rentrant chez moi, je me suis dit que je changeais de monde comme lorsque l'on passe la porte du sanctuaire mais, à l'intérieur du sanctuaire, je venais de vivre plusieurs moments de vies, j'irai jusqu'à dire plusieurs vies :

Des vies d'obéissance : je dois respecter les règles, les horaires avec un lever très tôt, la tenue, « l'uniforme » : attention rien ne dépasse sous la blouse, les bretelles et le nœud du tablier blanc doit être parfait …

Des vies de découvertes :  Entrer dans une chambre et faire la connaissance des malades qui nous ont été confié pour vivre avec eux cette semaine. Découvrir leur vie de malade, et la vivre avec eux pour les aider au mieux ! La découverte aussi de tous ceux qui sont avec nous comme hospitaliers (ères) ou brancardiers...

Des vies de travail : faire le ménage des chambres, installer les malades dans les calèches tirées non par des chevaux mais par des brancardiers tout sourire, heureux d'être là, plaisantant avec les malades et parfois tirée par moi-même avec une grande peur, comme la première fois dans la descente de la Basilique Pie X !

Des vies de patience : j'ai vu qu'organiser un déplacement avec nos 130 malades cela ne se fait pas tout seul, il faut être patient, les couvrir, attendre que tous soient présents, avant de se mettre en route. Il faut attendre pour le passage aux piscines, attendre pour le passage à la grotte…

Des vies de joie et de partage : j'ai aimé les repas en commun, les rencontres à la tisanerie où plus d'une fois je suis allée me réchauffer avec un bon café et des gâteaux, les prières faites ensemble, les malades qui se confient en racontant des moments de leur vie …

Des vies de rencontre : grâce à « l’uniforme » on est reconnu et on n'hésite pas à venir à notre rencontre pour parler, confier un moment de vie : un jour un homme est venu à notre rencontre, il nous a raconté que l'année précédente il était à Lourdes en tant que malade, il nous a raconté son parcours de renaissance !

Des vies d'émotion : Le passage à la grotte, j'ai touché ce rocher et j'ai pleuré de joie ? De tristesse ? De… ? Je ne sais pas, tout simplement pleuré sans savoir pourquoi ; lorsque j'ai emmené une malade à la piscine, je n'ai pas osé y aller moi-même mais je me suis posée plein de questions, j'attendais que la malade dont j'étais responsable ressorte et en attendant je voyais des malades, des grands malades sortir avec un visage transfiguré : la paix, la joie le sourire ! Mais que se passe t’-il donc à l'intérieur ?

Des vies de prières : j'ai beaucoup aimé le chemin de croix dans la montagne, accompagné par nos prières, nos chants, nos gestes, se donner la main, poser un genou à terre, le silence troublé seulement par le chant des oiseaux, les diverses célébrations : la messe à la grotte, la procession eucharistique, l'onction des malades…

 

Un matin je me suis levée pour aller à l'ouverture du sanctuaire, avant la foule et me retrouver toute seule face à Marie : je ne lui ai pas beaucoup parlé, je l'ai regardé avec une larme au coin de l’œil et je lui ai offert tout ce que j'étais en train de vivre, je lui ai confié ma famille, tous ceux qui me sont proches et ceux que je ne vois pas souvent.

Pour terminer, je dirai que j'ai vécu grâce à mon amie, ma marraine (pour ce pèlerinage,) et grâce à tous une semaine pleine de joie, d'amour et d'émotion avec Marie et son fils Jésus-Christ.

Je vous dis à tous merci et à l'année prochaine !

 

 Témoignage de Jacky, d’un pèlerin hospitalier

C’est la première fois que je me rends à Lourdes avec mon épouse.

Jeunes retraités, nous avons volontairement fait le choix de participer au pèlerinage du diocèse avec les malades pour rendre service. Nous ne voulions pas nous rendre au sanctuaire de Notre Dame en simple pèlerin touriste.

Cette décision a d’ailleurs étonné des personnes de notre entourage qui, tout en reconnaissant que cet engagement était important, ne comprenaient pas qu’on puisse donner du temps et de l’énergie bénévolement tout en payant par ailleurs les frais du pèlerinage !

Marilyn a rejoint l’équipe médicale en tant qu’infirmière et j’ai donc revêtu l’uniforme de l’hospitalier après avoir attentivement écouté les consignes reçues lors de la réunion de participation et avoir fait connaissance avec d’autres hospitaliers expérimentés et accueillants. J’ai même été parrainé par deux hospitaliers chaleureux qui m’ont prodigué leurs précieux conseils.

Sur place à l’Accueil Notre Dame, j’ai rapidement été immergé dans l’ambiance du pèlerinage à la fois dans toutes les tâches pratiques permettant d’aider malades et handicapés ainsi que les hospitalières qui les encadrent 24 heures sur 24, mais aussi dans les célébrations intenses que nous avons vécues tous ensemble, malades, hospitaliers, prêtres et évêques.

J’ai pu mesurer que l’Accueil Notre Dame, au sein du sanctuaire, est un lieu privilégié pour héberger les malades et les handicapés ainsi que pour partager pleinement les temps de pèlerinage. La proximité de la Grotte et des lieux de processions permettent à tous d’être pleinement immergés à Lourdes.

Je me suis rapidement rendu compte que Lourdes est un lieu d’exception quel que soit le « niveau » de notre Foi. On éprouve le sentiment d’être plus proche du divin d’une part, en constatant la ferveur des pèlerins venus du monde entier mais aussi et surtout en partageant ces moments de vie intenses avec les autres pèlerins.

En cette année 2018, nous célébrons le 160ème anniversaire des apparitions de la Vierge à Bernadette dans la Grotte de Massabielle et le thème choisi

« Faites tout ce qu’il vous dira », parole prononcée par Marie lors des noces de Cana, m’a paru éclairant dans ce contexte de fraternité avec les malades et tous ceux qui prennent soin d’eux pendant le pèlerinage.

Je retiens surtout que le Christ vit en chacun d’entre nous quand je vois le sourire d’une hospitalière pour un malade, la bienveillance constante d’un membre de l’équipe médicale, le dévouement de chacun pour assurer le maximum de bien-être à ceux qui, malgré l’âge, la maladie, le handicap, viennent puiser à Lourdes de l’énergie pour vivre et renforcer leur Foi.

 

Témoignage du P. Serge Perrin

Je suis allé souvent en pèlerinage à Lourdes avec les diocèses de Belfort-Montbéliard et Besançon, mais à l'époque j'essayais d'aider des jeunes pèlerins isolés à faire corps dans un collectif d'adultes bien-portants qui n'avait pas toujours prévu qu'ils seraient là et qu'il fallait leur proposer une démarche adaptée à leur âge, si bien que, sur place j'essayais de décrocher une salle pour les réunir et d'inventer une démarche qui les prenne en compte, de manière autonome. Le pèlerinage du mois d'Août était au départ le pèlerinage des bien portants et les quelques malades qui s'y trouvaient étaient eux aussi « les parents pauvres » pour ce qui était de la visibilité.

Cette année 2018, j'ai réalisé que le pèlerinage du printemps était d'abord le pèlerinage des malades puisque c'étaient eux et leurs accompagnants qui formaient " le gros des pèlerins". Logé à l'accueil Notre-Dame j'ai eu l'occasion d'admirer la solidarité et la solidité du personnel soignant dont la disponibilité s'est avérée sans faille et de m'extasier sur l'ingéniosité des hospitalier(e)s qui toujours souriants n'en finissaient pas d'inventer des petits gestes pour permettre à chacun et à chacune de se sentir compris(e) et respecté comme des personnes(sourires, tisanes, café, chocolat en étaient la preuve) et ce de 7h30 à 21h30 pour la partie visible du service ce qui laissait dans l'ombre les tours de garde de nuit, les présences au repas et cerise sur le gâteau la présence au chemin de croix ou aux laudes de 6h du matin.

Pour ma part en cette année où la vierge invitait chacun à « faire tout ce qu'il vous dira » j'ai pris le temps de regarder comme Jésus a vécu les heures difficiles de sa vie puisque c'est là aussi « un exemple qu'il nous a donné » pour que nous fassions comme il a fait et pour cela, comme un certain nombre j'ai fait deux chemins de croix.

Le premier à 6h en montagne où, en l’absence de sono 3 lecteurs (trices) aux voix bien timbrées ont réussi à évoquer pour nous les souffrances du Christ, au milieu du chant des oiseaux qui semblaient indifférents (comme beaucoup d'humains) aux souffrances du Christ d'hier et d'aujourd’hui. Le texte d'Yves BESANCENEY était simple et actualisé, et pour faire redescendre sur terre ceux ou celles qui auraient eu tendance à penser que c'était là une souffrance d'hier, il était proposé aux plus souples d'accomplir des exercices physiques tels que toucher la terre, ramasser un caillou, se mettre à genoux ou se pencher profondément.

Le 2è chemin de croix, je l'ai fait avec l'ensemble du pèlerinage dans la salle d'accueil du transit où nous nous étions réfugiés le vendredi matin pour échapper à la présence prégnante du pèlerinage militaire international, sur le texte proposé par le pèlerinage, le père Jean-Luc BOUILLERET a ajouté quelques réflexions personnelles bienvenues, soutenu par les textes prévus et lus par Paul (Pawel) un prêtre polonais en responsabilité à Champagney et Colette JEANNIN responsable des pèlerinages le support pour soutenir l'attention était fourni par la projection de photos tirées du chemin de croix en marbre qui se trouve dans  la prairie.

J’ai fait personnellement un 3è chemin de croix le jeudi matin après le sacrement des malades, je suis allé voir et me laisser habiter par le chemin de croix en marbre placé actuellement dans la prairie ; j'y ai été sensible aux 3 chutes de Jésus

  • La 1ère où Jésus semble avoir encore assez de force en lui pour s'appuyer légèrement sur le sol avant de repartir.
  • La 2è où il est écrasé par la souffrance, comme rentré en lui-même et où ses bras touchent le sol dans une impuissance lamentable.
  • La 3è où Jésus, tombé à la renverse tend vers la montagne une main implorant l'aide de Dieu.

Le thème de cette année était « faites tout ce qu'il vous dira » et voici qu'au  terme de ce chemin de souffrances vécu jusqu'à ce que « tout soit accompli » nous fait entendre Jésus qui dit à tous ceux et toutes celles qui enragent leur vie : » c’est un exemple que je vous ai donné pour que vous puissiez faire comme j'ai fait.

Les pères de l'Eglise n'en finissent pas de dire que pour que cet exemple de confiance dans la souffrance puisse être rendu, DIEU qui n'avait pas de corps pour souffrir a voulu en prendre un dans le ventre de Marie. C'est là un choix qui doit nous inciter à compter nous aussi sur Marie pour dire OUI au quotidien.