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Retour sur la rencontre du 25 avril "Parlons- en ! fin de vie, urgence fraternité"

Retrouvez le son RCF de la conférence

 

Prochaine rencontre le 6 juin prochain https://www.diocese-belfort-montbeliard.fr/actualites/bioethique-parlons-en

Parlons- en ! fin de vie, urgence fraternité

 

Le 25 avril, près de 200 personnes sont venues à Trévenans pour échanger sur la fin de vie et accueillir le message des 118 évêques de France, signataires d’un texte : « Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité ». L’évêque et le Docteur Philippe Biedermann, médecin dans un service de soins palliatifs, ont répondu aux questions de l’assemblée.

 

La lettre des évêques est un puissant appel à la fraternité pour la fin de vie. Mgr Blanchet a expliqué les six motifs pour une opposition éthique à l’euthanasie : la compassion envers les personnes en fin de vie, l’écoute des soignants dans les débats de conscience qui leur seraient posés, le manque de moyens pour les soins, tout concourt à  l’urgence de la fraternité. Sans elle, la peur laisse s’installer la tentation de décider d’une fin de vie prématurée.

 

L’Eglise se prononce ainsi contre l’assistance médicale au suicide et contre l’euthanasie pour alerter les consciences et rendre attentif aux conséquences d’un nouveau texte législatif : ce qui est légal deviendrait vite moral dans la conscience collective.

 

Dans les questions-réponses, le Docteur Biedermann a présenté l’organisation des soins palliatifs.

Plusieurs questions ont porté sur la signification des termes employés par les médias, ce qui a permis de lever plusieurs dérives. Parmi elles, l’assimilation du handicap lourd à une fin de vie : Vincent Lambert ne peut pas être en fin de vie depuis 10 ans. Le Dr Biedermann a souligné combien il est difficile et nécessaire de rechercher ce que la personne éprouve. La recherche commence à peine à connaître les perceptions intérieures des personnes dont la vigilance est altérée. La loi Leonetti -Claeys de 2016 conforte les directives anticipées  et le rôle de la personne de confiance pour témoigner auprès des médecins des souhaits du malade devenu incapable de s’exprimer ; cette loi encadre  également l’usage de la perte artificielle de la vigilance pour des symptômes difficiles à maîtriser lors de l’approche de la mort.

 

Avec notre évêque, nous avons évoqué les questions morales derrière les mots :  La « sédation en phase terminale » cherche à soulager les symptômes pénibles, tandis que la  «sédation terminale », veut provoquer la mort. Concernant le mot « dignité » :  la Déclaration universelle des droits de l’homme rappelle qu’un être humain même diminué ne perd jamais sa dignité, même s’il  peut éprouver un sentiment d’indignité.

 

L’équipe, mise en place par Mgr Blanchet pour accompagner la part de l’Eglise dans ce débat de société sur les questions éthiques, est à l’initiative de plusieurs rencontres y compris avec les parlementaires. La prochaine, grand public, a lieu le 6 juin prochain à l’UTBM avec  Monseigneur d’Ornellas, archevêque de Rennes et Jacques Ricot, philosophe. Un débat avec l’assemblée est prévu. Venez nombreux !

 

 

Marie Rochette de Lempdes