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Homélie pour le 1er dimanche de l’Avent – Sainte Thérèse – 27 novembre 2022

Is 2, 1-5 / Psaume 121 / Rom 13, 11-14a / Mt 24, 37-44


Dialogue avec les enfants du catéchisme.


Réveillez-vous ! Ce n’est pas moi qui le dis ! C’est Jésus lui-même, dans l’Evangile que nous venons d’entendre. C’est Saint Paul, dans la seconde de nos lectures bibliques. Réveillez-vous ! Bon, c’est vrai, ce dimanche matin, nous sommes peut-être encore à moitié réveillés, car nous nous sommes levés un peu plus tard que d’habitude. A moins que ce ne soit la fatigue qui s’accumule, après une semaine bien remplie, ou trois mois après les grandes vacances.


Réveillez-vous nous dit Jésus ! Chaque année, pendant le temps de l’Avent, Jésus vient nous le répéter. Ces 4 semaines nous sont données, non pas d’abord pour préparer le sapin et la crèche, mais pour que nous restions vigilants, éveillés, réveillés. Mais pourquoi ? Pourquoi nous faut-il nous tenir prêts, rester éveillés, vigilants ? Certainement pas pour guetter les bonnes affaires, en ces jours de « Black Friday » comme disent les commerçants. Certainement pas non plus pour sursauter à la moindre alerte info qui fait vibrer mon portable à tout moment. Parce que Jésus vient.


Vraiment. Réellement. Vous y croyez ? Nous y croyons que Jésus vient pour de vrai à notre
rencontre ?
Il est venu, voici 2000 ans. Et avec lui, Dieu lui-même s’est fait être humain. Dieu lui-même a épousé notre condition humaine. Pour se faire connaître. Surtout, pour venir nous rejoindre au plus profond de nos misères, de nos souffrances. Il est venu pour se faire proche de ceux qui pleurent, qui sont dans le deuil, dans la maladie, dans la solitude. Il est venu apporter sa lumière dans notre nuit. Et toutes nos bougies de l’Avent disent quelque chose de la lumière du Christ ressuscité, capable de traverser les nuits les plus épaisses. Et ça change tout ! Et quand nous allons fêter cela Noël, ça vaut le coup de se réveiller un peu, et d’accueillir cette énormité, cette Bonne Nouvelle d’un Dieu qui se révèle, qui se fait proche.


Et puis, quand il a quitté ce monde, quand il est monté au ciel, ressuscité, transfiguré, Jésus a promis à ses amis : je viendrai à la fin des temps et de l’histoire. Et en effet, à notre mort, nous avons rendez-vous avec le Seigneur Jésus. Face à face. Pour de vrai. Sommes-nous prêts à vivre cette rencontre, la plus belle de toutes nos rencontres ? Pendant 4 semaines, ça vaut le coup de se réveiller un peu, et de se préparer à l’éternel face à face avec le Seigneur.


Mais Noël, ce n’est pas seulement de l’histoire ancienne. La venue du Seigneur Jésus, ce n’est pas seulement quelque chose d’un peu lointain, du genre « on verra ça plus tard » ; ou bien « j’ai encore le temps d’y penser ». Non, la rencontre avec le Seigneur Jésus, c’est aujourd’hui, maintenant. Peut être bien au cours de cette messe. La rencontre avec le Seigneur Jésus, c’est chaque jour, dans l’ordinaire de nos journées, de nos activités, de nos rencontres.


Chers amis, quels sont les signes de la venue du Seigneur qui vient vraiment ? Comment rester éveillés, vigilants, prêts à la rencontrer ? A vous la parole. Partageons nos idées, nos bons plans. Et n’oubliez pas : chaque fois que la joie profonde nous est donnée ; chaque fois que la paix profonde habite à l’intérieur de nos cœurs ; chaque fois que l’amour nous pousse à aimer en acte, en vérité, c’est vraiment le Seigneur Jésus qui vient. Aujourd’hui. Maintenant. Et pour les siècles des siècles.

AMEN.

Homélie pour le 31ème dimanche du Temps Ordinaire – 30 octobre 2022


Eglise Saint Léger – Essert
(Sg 11, 22-12,2 ; Ps 144 ; 2 Th, 1, 11-2,2 ; Lc 19, 1-10)


L’histoire de Zachée, entendue dans l’Evangile de ce jour, me fait penser au titre d’un beau petit livre, écrit par Christian BOBIN, intitulé « Le Très Bas ». Avec raison, l’auteur appelle Dieu non plus « le Très Haut », mais « Le Très Bas ». Il médite sur le mystère d’un Dieu qui n’est pas Tout Puissant, magicien, démiurge, surplombant, écrasant, jupitérien, mais décidément « le Très Bas ».L’histoire de Zachée nous révèle le visage de ce Dieu-là, et le « Très Bas » n’en finit pas de descendre encore plus bas, toujours plus bas, à hauteur de notre boue, de nos misères, de notre humanité, de nos drames, de nos deuils, pour nous y rejoindre, pour nous y chercher, pour nous relever, pour nous sauver. Aujourd’hui. Maintenant.

L’histoire de Zachée est racontée uniquement dans l’Evangile de Luc. Cet évangile commence justement pour nous décrire le mouvement de descente de Dieu, au plus près de nous. Souvenons-nous : c’était à Noël. Les anges dans le ciel annonçaient aux bergers, c’est-à-dire aux
très pauvres : « aujourd’hui vous est né un sauveur ». Et le Christ se faisait homme, petit enfant vulnérable, offert à tous. Avec l’épisode de Zachée, le mouvement de descente du Seigneur continue. Il se rend à Jéricho. C’est la ville la plus basse de la terre. Elle est située à -300 mètres au-dessous du niveau de la mer. Dieu descend au plus bas. Il veut rencontrer Zachée, un tout petit bonhomme. De surcroît, un infréquentable, un collaborateur, un magouilleur public, un « impur » aux yeux des juifs pieux, car il fréquente des païens, des intouchables. Mais ce n’est pas tout ! Imaginons le petit Zachée dans son sycomore. Jésus ne le regarde pas « d’en haut ». Il le regarde d’en bas, levant les yeux vers lui, pour le supplier de se laisser aimer, de se laisser pardonner. L’histoire de Zachée continue pour nous. Aujourd’hui, justement. A deux reprises, le mot revient dans cet Evangile : « Aujourd’hui, il me faut demeurer chez toi, Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison ». Aujourd’hui, le Seigneur Jésus, pour nous, continue de se faire le « Très Bas ». Bien des choses peuvent nous faire ressembler à Zachée, le tout petit. Pensons à nos peines, à nos épreuves, à nos deuils du moment ; pensons simplement à notre condition fragile, de pauvres Pécheurs ; pensons à la modeste assemblée que nous constituons, tandis que le Seigneur nous rejoint ; où il se rend réellement présent, oui, réellement. Et puis, tout à l’heure, à la communion, nous serons comme Zachée ; nous voudrions non pas voir Jésus, mais le recevoir. Nous
entendrons son appel : « aujourd’hui, je veux demeurer chez toi ». Alors, nous nous avancerons. Et là, pas de mouvement de surplomb du Seigneur. Pas de mouvement écrasant de sa part. Mais cette même logique du Seigneur qui se fait le « Très bas » : sous l’espèce d’un simple morceau de pain ; sous la forme d’un aliment ordinaire, presque banal, il se donnera à nous, totalement. Il fera sa demeure en nous. Tout sera dit du mouvement d’amour infini de notre Dieu qui veut se donner, qui veut nous relever, nous faire vivre, nous associer à sa vie pour toujours. Écoutons encore l’auteur du Livre de la Sagesse dans la première lecture, nous rappeler cela. Il disait : « Seigneur, tu as pitié de tous les hommes ; tu fermes les yeux sur leurs péchés pour qu’ils se convertissent ; tu aimes tout ce qui existe ; tu n’as de répulsion pour aucune de tes œuvres ; ceux qui tombent, tu les reprends ». C’est exactement ce que le Seigneur vient nous faire, ici, maintenant. Aujourd’hui. C’est tellement vrai, qu’après la communion, nous nous remettrons debout. Comme le petit Zachée, nous nous tiendrons debout, devant le Seigneur.

Viendra alors pour nous le moment de retourner dans nos maisons, dépositaires de cette extraordinaire Bonne Nouvelle, d’un Dieu qui, décidément, se fait le Très Bas. A notre tour d’aller vers celles et ceux que la vie écrase ; vers celles et ceux que l’Eglise répugne ; vers celles et ceux qui se sentent rejetés, méprisés. Pour leur dire, de la part du Seigneur « aujourd’hui, il me faut demeurer chez toi ; aujourd’hui, je veux pour toi la vie. La vie éternelle.

AMEN.
P. Didier SENTENAS

Homélie pour le 27ème dimanche du Temps Ordinaire – 2 octobre 2022 – Sainte Thérèse du Mont

Voici un évangile composé de deux histoires : celle de la graine de moutarde ; celle du serviteur quelconque, ou inutile. Apparemment, elles semblent ne rien avoir de commun. Et pourtant, elles s’éclairent mutuellement. Pour bien les comprendre, arrêtons-nous sur les mots les plus importants de cet Evangile.

Premier gros mot rencontré, le mot « apôtre ». Ici, les apôtres s’adressent à Jésus, en lui demandant « augmente en nous la foi ». Mais qui sont les apôtres ? Qu’est-ce qu’un apôtre ? Dans la langue des grecs, langue dans laquelle les Evangiles ont été écrit voici bientôt 2000 ans, le mot apôtre signifie littéralement « envoyé ». Un apôtre, c’est un disciple, un ami du Seigneur Jésus, envoyé pour annoncer la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Mais nous-même, chacune, chacun, baptisés, ne sommes-nous pas tous envoyés par le Seigneur, pour être aujourd’hui ses témoins ? Et n’oublions pas, le Seigneur n’a personne d’autre que nous, enfants, parents, catéchistes, choristes, paroissiens de toute sorte, pour que la Bonne Nouvelle de l’Evangile continue d’être transmise aujourd’hui, comme il nous a été transmise à nous aussi !


Vous allez répondre : mais je ne suis pas capable d’être témoin de l’Evangile aujourd’hui ! Et puis, devant l’indifférence des gens, quand nous leur parlons de Jésus ; devant les copains qui se moquent de nous parce que nous allons encore à la messe ; devant le fait que nous sommes devenus un tout petit nombre de chrétiens, devant l’immensité de la tâche qui m’attend, moi, curé de cette paroisse, nous pourrions tous nous décourager, baisser les bras. C’est là qu’intervient l’histoire de la petite graine de moutarde. C’est là que Jésus nous encourage et nous réconforte. Il nous dit : courage, confiance, n’ayez pas peur, ayez la foi. Mais alors, qu’est-ce que la foi ? Et c’est le deuxième mot de notre Evangile sur lequel je voudrais m’arrêter un peu. Si je devais employer un autre mot pour parler de la foi, j’emploierais le mot « confiance ». La foi, c’est la confiance. Et pour nous chrétien, c’est la confiance en Jésus, le Christ, en sa promesse, en ses paroles. A moi, , il me dit : « confiance Didier ; ce n’est pas toi qui conduis l’Eglise, qui conduit cette paroisse ; c’est moi, l’unique pasteur, l’unique Berger, qui conduit l’Eglise depuis 2000 ans ». A nous tous qui paniquons devant le peu de personnes encore présentes dans nos églises, Jésus nous dit : ce n’est pas vous qui allez convertir tous les gens de votre quartier ; mais c’est moi ; quand ce sera le moment pour eux ; bien sûr, j’ai besoin de vous, j’ai besoin de votre témoignage. Mais le premier qui travaille dans le secret des cœurs de chacun, c’est moi, c’est mon Esprit Saint ». Ayez simplement en vous un brin de foi, au moins de la taille d’une petite graine moutarde. Ayez ne serait-ce qu’un tout petit peu de confiance en moi, et tout sera possible.


Mais venons-en à l’histoire de cet arbre qui va se planter dans la mer. La mer, dans le monde la bible, c’est le lieu des forces obscures ; c’est le lieu des forces du mal, des forces de mort. Quand Jésus parle d’un arbre au-dessus de la mer, j’y vois un symbole de vie, plus fort que les forces du mal. Bien plus, j’y vois le bois de la croix ; le bois de la croix du Christ. Elle se dresse, la croix du Christ. Il se dresse, le Seigneur ressuscité au matin de Pâque, vainqueur de toutes les forces de morts, de haine, de violence, qui continuent de se déchaîner aujourd’hui. Autrement-dit, ce matin, comme chaque dimanche, le Seigneur Jésus nous dit : « confiance, je suis vainqueur, je suis ressuscité ; le mal, la mort n’auront pas le dernier mot ». Voilà qui nous remplit d’espérance.

Que vient alors faire le serviteur quelconque, à la fin de cette histoire, invité à faire simplement son devoir, rien que son devoir, tout son devoir ? Mais ce serviteur quelconque, c’est chacune et chacun d’entre nous ! Et notre tout premier devoir de chrétien, quoi qu’il arrive, c’est tout simplement de garder la foi, de garder la confiance en Jésus Christ, mort et ressuscité. Il est avec nous, chaque jour. Jamais il ne nous abandonnera. « ♫ Seigneur nous croyons en toi ! ♫ Fais grandir en nous la foi ! ♫ ».

Amen

Message de Didier Sentenas, nouveau curé, lu à la célébration de son installation – 11 septembre 2022


Tout d’abord merci à chacune et chacun de vous pour votre accueil dans cette paroisse Mère Teresa. En particulier merci à toutes les petites mains qui ont facilité mon aménagement, femmes et hommes de l’ombre, mais dont les services rendus, petits et grands ont été précieux.

Merci aux membres de l’Équipe d’Animation Pastorale avec lesquels je porte la charge pastorale de curé : vous avez accepté de vous lancer avec moi dans cette aventure de la foi. Merci beaucoup.


Merci également à vous tous pour votre présence à cette célébration. Je salue en particulier Monsieur le maire de Belfort Damien MESLOT, la représentante de la municipalité d’Essert Delphine MACCHI.

Citoyens des cieux, les chrétiens sont aussi citoyens de ce monde. Je salue également la présence de membres de ma famille, ma maman, mon frère, ma belle-sœur, avec une pensée pour ceux qui sont au loin. Je sais tout ce que je leur dois, en même temps que leur
sollicitude constante.


Merci enfin à celles et ceux qui ont préparé et animé la célébration de ce jour, et les réjouissances qui vont suivre. Nous avons besoin de chacune et de chacun pour que soit vivante cette paroisse, et de ce que chacun pourra apporter, un peu, un peu, plus, pour que l’Evangile continue d’être annoncé en ces lieux. Merci à tous.


L’annonce de Bonne Nouvelle de l’Evangile aux femmes et aux hommes de ce temps, spécialement à celles et ceux qui ne sont pas encore là avec nous ce matin justement : c’est notre mission première, c’est notre unique raison d’être. Ne l’oublions jamais.


Qu’est-ce qu’être prêtre aujourd’hui, dans le contexte de la société actuelle, et dans celui de notre Eglise en pleine mutation ? Je ne le sais pas. Merci de m’aider à devenir prêtre aujourd’hui. Merci de m’aider à faire en sorte que ma vie soit vraiment donnée pour vous, pour l’annonce de l’Evangile.


Pour témoigner de l’Evangile aujourd’hui, il est plus que jamais vital que nous soyons capables de rendre compte de l’espérance que nous donne la foi en Christ, mort et ressuscité. Il est plus que jamais urgent que nous puissions, dans le langage d’aujourd’hui, avec nos mots à nous, dire en quoi le Christ nous fait vivre. Nous devons pouvoir expliquer en quoi il nous aide concrètement à avancer chaque jour dans l’existence. Connaître l’Evangile, connaître le Christ, connaître le trésor de la tradition chrétienne, se former à l’intelligence de la foi, c’est une priorité. Devenir disciple du Seigneur, devenir missionnaire, comme le disait si justement le pape François au début de son pontificat, voilà notre programme. Le Seigneur n’a personne d’autre que nous, aujourd’hui, pour cela. Tous nous avons notre part à prendre, quelle que soit notre situation, notre âge, et ce que nous pouvons apporter. Je rappelle ici que nous avons besoin de quelques catéchistes, qui accepteraient de donner un peu de leur temps. N’hésitez pas à faire signe à Janine, la catéchiste relais de notre paroisse à l’issue de cette célébration.

D’autres appels viendront dans les semaines à venir.


N’ayons pas peur de faire route ensemble, de faire « synode », littéralement de marcher ensemble, à l’écoute de ce monde, à l’écoute les uns des autres, à l’écoute de que l’Esprit Saint nous murmure, en ces temps où nous sommes. Ne craignons pas nos doutes, n’ayons pas peur de la traversée de la nuit de l’épreuve, ou de la nuit de la foi. Mère Térésa, la Sainte Patronne de notre paroisse a traversé des décennies de nuit, à douter, à éprouver l’absence et le silence de Dieu. Mais elle a continué d’avancer dans la confiance, et de se donner sans réserve aux plus petits de ses frères. Que sa prière et son exemple nous accompagnent.


Merci encore pour votre accueil. Priez pour moi. Je prie pour vous. Que la grâce du Seigneur soit

avec nous tous !

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