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4° Dimanche Avent 24 décembre 2017

2 Samuel 7, 1-5 + 8-11 + 16 / ps 88
Romains 16, 25-27
Luc 1, 26-38

Frères et Sœurs, en cette veille de Noël, ce que nous aurions de mieux à faire, ne serait-ce pas de nous mettre comme Marie « en état d’annonciation » et puis de  contempler le mystère : ce mystère, nous dit st Paul, qui est resté caché dans le silence, et aujourd’hui manifesté. L’aujourd’hui de la Parole qui prend chair en Marie, qui prend chair en chacun de nous.

 

On pourrait redire les choses ainsi : « C’est aujourd’hui que tu entends la Parole et que tu es appelé à y répondre avec ton corps et ton cœur, avec tes limites, tes maladies, tes joies et tes peines, tes désirs et ton espérance. Oui, Dieu vient prendre corps dans ta vie aujourd’hui.» Voilà le mystère de l’Incarnation qui continue de s’accomplir : aujourd’hui comme pour Marie, Dieu entre « chez toi », il frappe à ta porte, il te salue, il t’annonce des choses, des grandes choses (avec Dieu, rien n’est petit), mais il te laisse libre de dire ‘Oui’. 

 

Si nous avions été à la place de Marie,  qu’aurions-nous  fait, qu’aurions-nous dit ?  Dans son petit livre sur l’intranquillité, Marion Muller-Colard écrit :

« A sa place, j’y aurais réfléchi à 2 fois. Mais, à vrai dire, on ne réfléchit pas devant la grâce. On croise les bras, ou bien on acquiesce… On ne peut que consentir. »

 

Marie, nous montre comment accueillir  l’inattendu de Dieu ; elle a été surprise, et même bouleversée par le salut de l’ange, qui la rassure pourtant : « Sois sans crainte, Marie ».  Elle se met dans une attitude d’écoute ou plutôt elle l’est déjà.

 

 

Elle est dans cette attitude fondamentale de la prière, le silence qui permet d’écouter Dieu, car Dieu ne fait pas de bruit ; quand il frappe à la porte de Marie à Nazareth, il n’y a pas de coup de sonnette, même pas la vibration d’un portable, mais seulement un cœur qui écoute. Elle ne dit pas oui tout de suite, elle écoute d’abord.

 

A-t-elle compris ce que l’ange lui dit ? Il lui annonce une naissance, donc une bonne nouvelle. Elle comprend qu’elle sera mère du Messie attendu depuis des siècles, promis par Dieu, fils de David. Et Marie répond de façon admirable : pas un mot de trop, mais seulement une question sur le comment ; elle ne demande pas de signe, elle ne pose pas de condition, et l’ange répond à sa question : « L’Esprit Saint viendra sur toi » et puis il lui donne un signe qu’elle n’a pas demandé, avec cette petite phrase qui est le cachet de Dieu : « Rien n’est impossible à Dieu » et que nous ferions bien de prendre avec nous plus souvent, car nous manquons tellement de foi et de confiance.

 

Demandons-nous encore une fois : si  cela nous était arrivé, qu’aurions-nous dit ? Prenons modèle sur Marie ; elle répond simplement : « Voici la servante du Seigneur »  c’est à dire  « Me voici, je suis partante. Si je peux faire quelque chose, si je peux être utile, me voici. »

 

Or Marie ne sait pas ce qui va lui arriver ; elle ne sait pas si elle en est capable. Dieu lui demande seulement d’être là et d’avoir confiance, de consentir à l’action de l’Esprit en elle : voilà sans doute le moment le plus prodigieux de l’histoire du salut : Dieu prend chair de notre chair et  s’incarne dans le sein d’une femme, simplement parce qu’elle a dit « Oui ». En fait Marie n’a pas dit « Oui », elle a dit littéralement « Qu’il me soit fait » « Fiat » « Qu’il m’advienne,  Que tout se passe pour moi selon ta Parole » Et cela s’est fait sans bruit, dans le silence d’un cœur qui écoute et qui répond.

 

Invitation pour nous  à l’écoute et au silence pour contempler ce mystère inouï : Dieu vient naître parmi les hommes, Dieu demande à entrer dans nos vies, à naître et à renaître. Et là, j’aimerais citer le Père Christian de Chergé, prieur de Tibhirine, rappelant la visite du groupe armé du GIA la nuit de Noël 1993 :

« A travers ces événements, disait-il, nous nous sommes sentis invités à naître. La vie d’un homme va de naissance en naissance… Dans notre vie il y a toujours un enfant à mettre au monde : l’enfant de Dieu que nous sommes. »

 

Ces paroles nous invitent à célébrer Noël autrement, à naître et à renaître, même après un deuil, à répondre à Dieu comme Marie en lui faisant confiance, en nous laissant conduire par des chemins inattendus, « car rien n’est impossible à Dieu. »       

Frère Basile

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