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5° Dimanche Ord B 04 février 2018

Job 7, 1-4 + 6-7 / ps 146
1 Cor 9, 16-19 + 22-23
Marc 1, 29-39

Un auteur à succès a intitulé un de ses livres :« le paradis c’est maintenant »…Si les journaux ne suffisent pas à nous persuader du contraire, le livre de Job nous propose un traitement de choc.

« Ma vie n’est qu’un souffle. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil. Mes yeux ne verront plus le bonheur. Je n’ai en partage que le néant » Job n’est pas un personnage historique. C’est la figure de l’homme souffrant, donc vous et moi à nos heures d’agonie.

Ces propos de Job rejoignent ceux de l’Ecclésiaste : « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil… Vanité des vanités, tout n’est que vanité, et poursuite de vent ! ». Où est alors la bonne nouvelle ? Mais que serait une bonne nouvelle qui ne prendrait pas en compte le malheur du monde, le malheur des innocents ?

Remarquons d’abord que Job ne se résigne pas. Il ose parler, crier, se révolter, interpeller Dieu, pour tenir dans l’adversité… Entre lui et Dieu, les ponts ne sont pas coupés.

Situons ensuite ces quelques citations dans la Bible juive, pour en saisir la portée. Il s’agit de critiquer la sagesse tradi¬tionnelle d’Israël : « Si tu fais le bien, tu seras heureux ». Cette sagesse a sa part de vérité, mais elle ne résiste pas face l’expérience du malheur innocent.

Or après Job et l’Ecclésiaste, il y a le second livre des martyrs d’Israël et le livre de la Sagesse. C’est dans le creuset du martyre que s’est forgée l’espérance juive en la résurrection corporelle des morts à la fin des temps. Pour la conscience juive, Dieu ne peut pas abandonner ceux et celles qui ont donné leur vie pour lui. C’est aussi dans le creuset du martyre qu’est née l’espérance d’une communion plénière avec Dieu, aussitôt après notre mort… Mais dans un temps de crise, Job ne pouvait pas fonder sa vie sur cette espérance qui rayonne dans le livre de la Sagesse et fait partie intégrante de la bonne nouvelle…

A partir de là, nous pouvons jeter un coup d’œil à notre page d’évangile et à notre lecture de saint Paul.

Que voyons-nous dans l’évangile ? Jésus de Nazareth opère de nombreuses guérisons un jour de sabbat. Puis il se retire dans un endroit désert pour prier, avant d’aller proclamer l’évangile dans toute la Galilée. Ces guérisons apparaissent ainsi comme d’humbles signes, au service de la proclamation de l’évangile, mission par excellence du Christ Jésus. Et par leur dimension corporelle, ces guérisons apparaissent comme autant d’humbles anticipations de la résurrection corporelle à fin des temps. Résurrection à laquelle nous sommes tous appelés.

La lecture de saint Paul continue de nous recentrer sur l’annonce de l’évangile. Avec ce cri de Paul : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’évangile ». Un cri que nous devrions faire nôtre, puisque c’est aussi une mission qui nous est confiée.

Or l’annonce de l’évangile inclut l’annonce de la mort et de la résurrection du Christ dans la puissance de l’Esprit, comme chemin de libération. Alors que « les souffrances du temps présent sont sans aucune commune mesure avec la gloire qui doit se révéler en nous ».

Mais quand tout cela est dit, le scandale demeure, face à tant d’êtres blessés. Nous ne pouvons pas régresser en deçà de Job et de l’Ecclésiaste. Comme tout un chacun, nous butons sur l’énigme de la souffrance et de la mort. Mais nous ne sommes pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance.

Que faire ? Nous jeter dans les bras de Dieu, dans une confiance éperdue en celui qui guérira les cœurs blessés et soignera leurs blessures.. Et faire aux autres le don de notre proximité, pour consoler les affligés. Si les chrétiens ne savent pas consoler, qui le fera ? Comme Paul, faible parmi les faibles, libre à l’égard de tous, nous sommes appelés à nous faire « tout à tous », autant que cela dépend de nous.

Frère Alain

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