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Fête de la Sainte Famille année B

Genèse 15, 1-6 + 21, 1-3
ps 104
Hébreux 11, 8 + 11-12 + 17-19
Luc 2, 22-40

Comme l’avent, comme noël, la fête de la « sainte famille » tourne nos regards vers l’avenir.

Un couple reste toujours un mystère, pour lui, et pour ses proches. Mystérieux comme le don de l’amour sans retour.

Un enfant est aussi un mystère. Mystérieux comme le don de la vie, et la vie d’un enfant. Que deviendra-t-il ? Nul ne peut le dire. ll a besoin de se construire, dans des relations de confiance avec ses parents, pour grandir en humanité.

La formation d’un couple, la naissance d’un enfant, c’est toujours un pari risqué sur l’avenir, le pari que la vie vaut la peine d’être vécue.

 

Aujourd’hui, la liturgie fête une famille hors norme, et pourtant très humaine. Elle célèbre l’enfant né de Marie, qui nous surprendra toujours. Dans son dénuement, il avait besoin du milieu protecteur où il a grandi. Il avait besoin d’être porté par l’immense tendresse qui unissait Marie et Joseph, par l’amour dont ses parents l’entouraient. Il avait besoin d’être sauvé par Joseph, lui le sauveur du monde, au prix d’un exil en terre étrangère, pour échapper à la violence qui montait déjà contre lui. Il avait besoin de recevoir, de sa mère juive, les premiers rudiments de la tradition d’Israël.

C’est pour rendre compte du mystère de cette famille, que notre évangile évoque la présentation de Jésus au temple. La rencontre des « parents de Jésus » avec syméon et Anne, autour de ce petit enfant qui est la jeunesse du monde, la lumière des nations et la gloire d’Israël son peuple. Rencontre où tous sont investis par le don de l’Esprit, au service d’une mission qui les dépasse.

 

Mais en cette fête de la « sainte famille », c’est aussi nos familles qui sont fêtées. Car la famille est une œuvre d’art fragile, dont il faut rendre grâce, envers et contre tout.

Œuvre d’art fragile, la famille l’a toujours été. C’était vrai de la famille de Nazareth, prise dans les tourbillons de l’histoire. C’est vrai dans notre société, où la famille est fragilisée. Fonder un foyer, élever des enfants est un défi, une aventure risquée…

Mais il y a une manière chrétienne de vivre le mariage, en prenant appui sur la fidélité de Dieu. Quand nous sommes habités par une présence aimante, quand nous avons largué nos amarres, bien des choses, qui paraissaient impossibles, coulent de source.

Reste que la fête de ce dimanche s’adresse à chacun, chacune d’entre nous, quels que soient son état de vie et son itinéraire, mariage, célibat choisi ou non, divorce, veuvage. Tous nous avons été petit enfant. Tous nous gardons en nous un cœur d’enfant, souvent enseveli sous les décombres de nos errances. Tous nous avons été les témoins émerveillés d’un enfant qui s’éveille à la vie. Tous nous avons perçu combien l’arrivée d’un enfant peut bousculer la vie de ses parents, y intro­duire une nouveauté radicale.

 

La fête d’aujourd’hui nous le redit : Dieu nous rejoint au cœur de l’humain, pour nous ouvrir un avenir qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer.

Encore faut-il que nous aimions le monde, où Dieu a pris chair. Que nous risquions notre vie sur la parole de Dieu, dans la fidélité aux motions de l’Esprit Saint. Prêts à affronter un avenir inconnu, comme Joseph l’a fait pour Marie et l’enfant qui lui était confiés, de manière imprévue.

Car nous sommes tous appelés à cheminer sous le regard de Dieu, pour apprendre à aimer avec bonheur. La grâce de la vocation chrétienne, c’est de vivre notre amour dans la lumière de l’amour de Dieu. Forts d’une joie imprenable. Forts d’une espérance indéracinable. Nous le croyons : Dieu réalisera un jour son projet sur notre monde. Car il peut changer le mal en bien.

 

Que cette eucharistie soit l’occasion de nous remettre en route vers une année nouvelle qui nous réserve bien des surprises.

                                                                       Frère Alain

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