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21° Dimanche ord A

Esaïe 22, 19-23 / ps 137
Romains 11, 33-36
Matthieu 16, 13-20

« Qui dites-vous que je suis ? Pour vous, qui suis-je ? » Frères et Sœurs, voilà la question qui se trouve au cœur de l’Evangile. Jésus la pose à ses disciples. Jésus la pose à son Eglise et c’est bon de savoir que nous avons dans ce texte tel que st Matthieu nous le présente, la réponse d’une des premières communautés chrétiennes : là où s’écrit l’Evangile – qui n’est jamais un texte au passé, mais toujours au présent.

Jésus nous pose aujourd’hui la même question : pour vous, pour toi, qui suis-je ? Des réponses, il y en a ; il y a même un livre collectif ayant pour titre cette question, mais ce n’est pas de lire ce livre qui nous donnera la réponse, la bonne réponse, celle que Jésus attend de nous. Il ne veut pas d’une leçon apprise au catéchisme. Il attend notre réponse personnelle, mais dans la foi de l’Eglise.

C’est çà qui est merveilleux, ce tissage, cet entrecroisement du Je et du Nous, de ma réponse personnelle et de ma réponse ecclésiale : Je crois – Nous croyons. Dans la nuit pascale, quand nous renouvelons les promesses du baptême, on hésite entre les 2 réponses : Je crois ou bien Nous croyons, car il y a un va-et-vient normal : on n’est jamais chrétien tout seul.

Avancer dans la foi, c’est avancer en eau profonde. Ne pas en rester à la surface des textes, des formules toutes faites. Comme si la foi nous avait été enseignée une fois pour toutes, dans des termes immuables. St Paul en est un bon exemple : converti sur le chemin de Damas par cette rencontre qu’il fait de Jésus Ressuscité, il lui faudra encore se convertir par rapport à son peuple qui refuse le Christ ; après avoir eu des paroles très dures, il comprend que Dieu ne rejette pas son peuple Israël et qu’un jour viendra où ils seront réintégrés. ET devant ce mystère, il s’écrie : « Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses chemins sont impénétrables ! » Et c‘est à nous de comprendre combien les relations avec nos frères Juifs sont importantes aujourd’hui, alors que pendant si longtemps nous les avons persécutés.

La foi, on ne le dira jamais assez, c’est une relation vivante avec le Christ, et Pierre en est un autre exemple admirable avec de sacrées surprises (on le verra dimanche prochain). La foi, c’est comme l’amour : il se renouvelle chaque matin ou bien il meurt. « Pour toi, qui suis-je ? » Je ne peux pas calquer ma réponse sur celle de Pierre, ou m’abriter derrière la réponse de l’Eglise en disant : Voilà ce que croit l’Eglise. Jésus me demande une réponse personnelle trouvée dans ma vie, exprimée dans ma pratique de l’Evangile.

Madeleine Delbrêl, cette femme peu ordinaire, mais qui a vécu si proche des pauvres, des petits, des gens loin de l’Eglise, écrivait ceci : « Celui qui laisse pénétrer en lui une seule parole du Seigneur et qui la laisse s’accomplir dans sa vie, connait mieux l’Evangile que celui dont tout l’effort restera méditation abstraite. » L’important n’est pas d’arriver à une expression parfaite de la foi, mais d’engager sa vie dans une relation vivante au Christ et à l’Evangile, qui va peu à peu grandir.

« Pour toi, qui suis-je ? » Dans ma réponse au Christ, – cette réponse, je ne l’invente pas, elle m’est donnée par le Père – non seulement le Christ va se révéler à moi, mais je vais me révéler à moi-même. Jésus est celui qui va me faire grandir en humanité, en fraternité, en vie donnée aux autres. La foi m’oblige à être moi-même : elle fait de nous des « humains selon Dieu » et non plus des enfants. Je prends le risque d’une relation vécue avec le Christ, je lui fais confiance, j’en deviens responsable, au sens où responsabilité veut dire être capable de réponse.

Regardons bien dans l’Evangile tout homme, toute femme qui s’approche du Christ avec foi, et auquel le Christ répond « Ta foi t’a sauvé ». Nous voyons qu’il s’est passé quelque chose, qu’un risque a été couru et qu’une vie a été changée.

On pourrait dire cela de toute relation humaine, dès lors qu’elle est vécue personnellement dans la découverte de l’autre : ainsi dans l’amour et le mariage : c’est un homme, une femme qui va découvrir qui est l’autre, mais aussi se révéler à soi-même. A fortiori dans la foi au Christ.

Et puis n’oubliez pas que la foi est un chemin, un long chemin qui n’est pas parcouru d’un seul coup. Il faut se laisser déplacer par l’Esprit Saint : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »(lettre aux Eglises dans l’Apocalypse) Et l’Esprit parle aujourd’hui à nos Eglises : je pense au rapprochement avec nos frères protestants en cet anniversaire de la Réforme. Dans notre chemin de foi, il peut y avoir des pannes, des retours en arrière : ce qui arrive à Pierre après sa confession de foi, nous montre bien que tout n’est pas fait du 1° coup. Souvenez-vous de l’autre question que Jésus posera à Pierre avant de lui confier l’Eglise. « Pierre, m’aimes-tu ? » C’est dire combien la foi et l’amour sont liés.

Il nous faut continuer le chemin dans l’Eglise d’aujourd’hui. Jésus attend notre réponse. Chacun de nous va la donner dans cette eucharistie : puisse-t-elle faire de nous des hommes, des femmes, des croyants responsables, capables d’aller jusqu’au bout de l’amour.

Frère Basile