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22° Dimanche Ord A

Jérémie 20, 6-7 / ps 62
Romains 12, 1-2
Matthieu16, 21-27

Dimanche dernier, frère Basile commentait la question de Jésus de Nazareth : « Pour vous, qui suis-je ?». Question cruciale pour lui, vitale pour ses disciples. Question de l’identité de Jésus, et de notre relation à lui.

Le Christ Jésus ne posait jamais cette question ! Sauf au Douze, et au terme d’un long compagnonnage au quotidien. Pierre répondait au nom de tous : « Tu es le Messie ». Sa réponse, inspirée par Dieu, pouvait laisser penser que tout était clair. Il n’en était rien.

La première lecture, tirée du livre de Jérémie, peut introduire notre page d’évangile. Elle commence bien. « Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ». Nous laisser séduire par Dieu, c’est notre rêve le plus fou.

Mais la suite est une longue plainte de Jérémie, à cause des insultes qu’il subit. « Je me disais : Je ne parlerai plus en son nom. Mais sa Parole était comme un feu brûlant dans mon cœur. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir ». Être prophète, proclamer la Parole, ce n’est pas une vocation de tout repos !

L’évangile va dans le même sens. Le Christ honore la belle confession de foi de Pierre, en parlant de lui, le Messie, et de ce qui l’attend. Mais la peur de l’échec s’empare alors tellement de Pierre, qu’il n’entend pas l’annonce de la résurrection. Il entreprend de conseiller le Messie, de lui indiquer la route à suivre !

L’incohérence de Pierre nous renvoie à nos incohérences. Nous rêvons parfois d’un dieu prêt à protéger un Messie triom¬phant, prêt à nous éviter tout ennui. La réplique du Christ nous atteint alors de plein fouet : « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».

Comme Jérémie, Jésus de Nazareth a été injurié, rejeté. Comme lui, il a laissé monter vers Dieu sa plainte. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».

Nous aussi, nous pouvons parfois nous sentir abandon-nés. Aussi le Christ Jésus nous prévient, tout en s’en remettant à notre liberté : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. Car qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie, à cause de moi, la gardera ».

Il ne s’agit pas d’abord de renoncer à ceci ou à cela, mais de renoncer à nous-mêmes. Á l’image que nous nous faisons parfois de Dieu, du Christ, de nous. Ces images qui nous collent à la peau, qu’il faut laisser se transformer à l’écoute de la Parole…

Mais, c’est une bonne nouvelle ! Car se renoncer, à cause du Christ, permet d’accéder à une nouvelle naissance. Celle-ci sera pleinement manifestée, lorsque le Christ ressuscité re¬viendra, dans la gloire de son Père.

La lettre de Paul aux Romains nous confronte à la même exigence, portée par la même promesse. Notre Dieu est un Dieu de tendresse. Il nous invite à ne pas « prendre pour modèle le monde présent ». Á nous ouvrir au monde à venir, donc à aller à contre-courant de notre société, là où elle tourne le dos à la venue du Royaume.

Comme Jérémie, comme Jésus de Nazareth, comme Paul, nous menons, nous aussi, une vie risquée. Car la toute-puissance de Dieu s’arrête au seuil de nos libertés créées. Au risque d’exposer au danger ceux et celles que Dieu envoie, quitte à déployer sa puissance dans la faiblesse.

Les épreuves ne nous sont pas épargnées. Comment les traverser ? En nous laissant consumer par le feu brûlant qui dévorait Jérémie, et soutenait le Christ en sa passion. Le feu de l’Esprit Saint, la brûlure de l’espérance juive et chrétienne en la résurrection des morts dans le monde à venir.

Ce feu de l’amour peut aussi nous embraser, si nous nous laissons séduire par l’incroyable tendresse de Dieu qui veut encore donner. Dieu ne demande que notre disponibilité à entrer dans la pâque de son Fils, à la faire rayonner autour de nous, telle la petite étincelle qui incendie toute une forêt.

Frère Alain