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2° Dimanche Avent B

Esaïe 40 / ps 84 / ps 50
2 Pierre 3 5, 12 + 17-19
Marc 1, 1-8

 

                  Frères & Soeurs,  dimanche dernier, nous sommes entrés en Avent, dans ce temps nouveau qui nous prépare au retour du Christ, avec cet appel redoublé : « Veillez, restez éveillés, ne vous endormez pas ».

                  Aujourd’hui, nous entrons dans l’Evangile : « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Marc est le seul des 4 évangiles à ouvrir ainsi la Bonne Nouvelle ; en quelques mots, tout est dit et chaque mot compte, surtout les 3 derniers : Jésus, Christ, Fils de Dieu.
                  Tout l’évangile de Marc, nous le savons a pour objectif de nous faire découvrir qui est Jésus. Qui est-il ? Sa naissance, il n’en parle pas, mais sa mort sur la croix en finale de l’évangile sera la réponse à cette question, avec une parole affirmée clairement, non pas par un disciple, mais par le centurion romain qui l’a vu mourir : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu » C’est pourquoi il est important pour nous d’entrer à nouveau dans l’évangile de Marc pour mieux comprendre qui est Jésus, et devenir son disciple.

                  C’est un commencement, dit Marc. Ce 1°mot de l’évangile n’a pas été choisi au hasard ; c’est un clin d’œil  qui nous renvoie à la 1° page de la Bible, au récit de la Genèse quand il est dit « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre » et que l’Esprit de Dieu planait sur les eaux. Attention, semble nous dire Marc, tout commence, tout recommence et ce n’est pas une nouveauté de pacotille ou de quinzaine commerciale où il n’y a que l’emballage qui change. Ce sera vraiment avec Jésus une nouvelle création : comme il est dit dans la 2° lettre de Pierre : « Nous attendons un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice » : c’est vrai, nous l’attendons encore, mais Marc veut nous dire que cela commence déjà avec Jésus mort et ressuscité, parce que lui, « vous baptisera dans l’Esprit Saint.» Oui, c’est étonnant de trouver cela, annoncé par Jean Baptiste, à la 1° page de l’Evangile. C’est vraiment du neuf.

                  Autre clin d’œil : la voix qui crie dans le désert. Marc ne l’a pas inventée, il est allé la chercher dans le livre du prophète Esaïe, le livre de la Consolation, et c’est pour annoncer un chemin qui s’ouvre, un chemin de libération, un retour d’exil, une bonne nouvelle, car le prophète continue : « Elève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem, élève la voix, ne crains pas. » Cette 2° partie du livre d’Esaïe, ch 40 à 55, on dit que c’est l’Evangile du Premier Testament.

                  Pourquoi Marc commence-t-il son évangile par la prédication fulgurante de Jean Baptiste ? En effet, c’est un personnage haut en couleur qui paraît dans le désert, vêtu bizarrement, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage. Il proclame un baptême de conversion pour le pardon des péchés, et là il rejoint le message de consolation d’Esaïe : « Parlez au cœur de Jérusalem. Dites-lui que son service (c’est à dire son temps de déportation) est accompli, son crime est expié. »

                  Pourquoi tout le monde vient-il vers Jean, de Jérusalem et de toute la Judée ? Parce qu’à l’époque de Jésus, le peuple juif attendait encore une véritable délivrance. Cinq siècles auparavant, il était parti en exil à Babylone, en châtiment de ses infidélités ; puis il était revenu comme l’avait annoncé Esaïe, comme le chante le psalmiste dans le psaume 84, mais à l’époque de Jean Baptiste, l’exil n’était pas totalement fini. Territoire occupé, domination des Romains, certains rêvaient de les chasser. Tant que l’exil durait encore, les péchés n’étaient pas tout à fait pardonnés. Alors le message de Jean et le baptême d’eau prennent tout leur sens : un nouvel exode est en train de se préparer, un chemin dans le désert, une traversée du Jourdain, et la conversion dont il est parlé n’est pas une conversion morale, même si elle comporte une vie droite ; c’est un appel à se retourner, à revenir à l’alliance, à revenir au Dieu qui sauve et qui seul peut mettre fin à tout exil.

                  Mais Jean annonce la venue d’un plus fort : il ouvre le chemin et c’est Jésus qui va venir, mais il ne sera pas reconnu par les siens. Pourtant c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés et qui baptisera dans l’Esprit Saint. Saurons-nous le reconnaître aujourd’hui dans nos vies ?

                  Frères et Sœurs, entrons dans l’Evangile, dans cette bonne nouvelle dont notre monde a tant besoin. Soyons porteurs et témoins de ce salut de Dieu. Savez-vous ce que Gandhi disait aux chrétiens à la fin de sa vie : « Vous avez entre les mains un livre qui contient suffisamment de dynamite pour réduire en miettes toute la civilisation, pour faire de ce monde dévasté par la guerre un monde en paix, mais vous faites comme s’il s’agissait juste d’un morceau de bonne littérature.» Voilà de quoi stimuler notre attente du retour du Christ et st Pierre nous l’a dit : « Par notre conversion, nous pouvons hâter ce retour.»                        Avec Jean Baptiste, avec le pape François, entrons dans la joie de l’Evangile, dans l’Alliance nouvelle, dans le renouvellement de toutes choses.

 

Frère Basile