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Mots d'accueil 1° dimanche de l 'AVENT

MOT D'ACCUEIL pour l'entrée en Avent 2017  : samedi soir 2 décembre

Bienvenue à nous tous qui entrons ce soir dans l'Avent, ce temps qui cherche dans le noir, ce temps qui attend à tâtons la tendre lueur d'un tout petit. Une année liturgique commence et les quatre dimanches de cet Avent ouvrent notre Regard aux quatre points cardinaux, ouvrent notre Temps aux quatre saisons, ouvrent notre présence au monde aux quatre éléments qui en sont la matière. Les quatre bougies de notre couronne de l'Avent, dont nous allumons ce soir la première, symbolisent tout cela et cette année, nous les associerons aux quatre signes du baptême sur lequel notre évêque nous demande de méditer  : eau, huile, lumière et vêtement blanc.

Nous commençons par l'eau qui comme le dit le début de nos bibles habite l'univers dès avant la création du monde  : Au commencement l'Esprit planait sur les eaux. Or le mot qui déchire, dans les textes de ce jour, qui déchire comme un cri de nativité, est celui d'Isaïe  : ah si tu déchirais les cieux. Méditons ce soir sur ce qui unit, l'eau et le déchirement.

L'orage est ce qui déchire les cieux, or nos orages nous sont essentiels. Eux seuls portent des pluies suffisantes pour laver nos âmes en profondeur, et de leurs poussières un peu sèches refaire une humide argile qui se laisse modeler entre les mains du divin Potier. N'éliminons pas les orages ni les déchirements de nos vies. Eux seuls ameublissent nos terres intérieures et leur vérité est nue.

Toute naissance procède d'un tel déchirement d'entrailles. Nous venons tous de la poche des eaux déchirée de nos mères. Or en ce mois de décembre nous vivons les dernières semaines de grossesse de Marie. Comme elle, nous veillons, sachant l'enfant proche mais ne sachant ni le jour ni l'heure où en nous les eaux se déchireront. L'avent c'est d'attendre cette tendresse qui déchire.

Dans la liturgie qui se dépouille de ses gloria, n'oublions pas, modeste et cachée l'eau qui est présente. Donatien ne la dit qu'à voix basse mais elle vient déchirer nos suffisances ou nos distractions  : comme l'eau se mêle au vin, murmure sa voix de célébrant. Oui nous sommes des sangs mêlés, mêlés de boue et de rosée, mêlés de doute et de foi, mêlés de ciel et de terre, mêlés de pesanteur et de grâce, mêlés d'harmonie et de déchirement.

Mais tous avons soif de l'eau vive, soif comme le cerf altéré des psaumes, ou encore comme le petit prince qui dans un désert où l'eau est rare, méditant sur la vie et la mort, confie à son ami que s'il lui restait 53 minutes à vivre, il marcherait très doucement vers une fontaine.

Alors nous aussi pendant les 22 jours violets avant Noël rouge et blanc, laissons se déchirer nos habitudes. Marchons très doucement vers cette eau vive qui désaltère chaque âme à l'heure qu'elle ne sait pas et pour une aussi déchirante joie qu'une naissance. Nous y penserons en allant tout à l'heure nous signer avec l'eau bénie par Donatien.

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Pour poursuivre cette méditation sur l'eau, nous nous sommes limités au livre des psaumes où l'eau a une présence forte et dont le symbolisme est très divers  : tour à tour l'eau de la Vie et l'eau du Déluge, l'eau des larmes ou celle à laquelle aspire le cerf altéré, l'eau sortant du trou au côté du Christ en croix ou les eaux tranquilles du Bon Berger. Voici quelques courtes citations de psaumes, où coule l'eau. J'indique le numéro du psaume ( numérotation catholique décalée d'un cran d'avec l'hébraïque) mais sans le verset, et je les laisse se déverser dans l'ordre ce qui laisse aparaître cette variété, ainsi chacun peut s'il veut feuilleter son psautier et relire ces très beaux poèmes de notre tradition spirituelle dont les grandes eaux du monde n'ont pu éteindre le feu brûlant

 

PS 1 Heureux l'homme qui se plaît dans la loi du Seigneur. Il est comme un arbre planté au bord des EAUX. Eaux de la bénédiction.

PS 17 Des hauteurs il tend la main pour me saisir. Il me retire du gouffre des EAUX.

Eaux menaçantes

PS 21 Mon Dieu mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné?(...)Je suis comme de l'EAU qui se répand, tous mes membres se disloquent. Eaux de la déréliction, eaux annoncées de la passion du Christ

PS 22 Le Seigneur est mon berger, (…) Il me mène vers des EAUX tranquilles et me fait revivre.

Eaux de la fidèle sollicitude de notre Bon Berger. Eaux du repos de se fier à Lui.

PS 28 La voix du Seigneur domine les EAUX. Le Dieu de gloire déchaîne le tonnerre. Le Seigneur domine la masse des EAUX. Gloire du Seigneur au ciel, sur la terre, sur le feu et sur les eaux.

PS 31 Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives. Même les EAUX qui débordent ne peuvent l'atteindre.

Protection de nos vies lors de la montée des eaux, celles de l'angoisse ou du danger.

PS 32 Il amasse il retient L'EAU des mers.. Les océans il les garde en réserve.

Puissance de notre Seigneur pour retenir le terrible des eaux.

PS 41 Comme un cerf altéré cherche L'EAU vive, ainsi mon âme te cherche toi mon Dieu

Soif de  l'eau vive que donne le Dieu Vivant

PS 45 Les EAUX du fleuve réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures duTrès Haut.

Eaux vivifiantes des fleuves de la cité de Dieu, notre destination.

PS 55 Toi qui comptes mes pas vagabonds recueille en ton outre mes larmes.

Eaux de nos larmes qui seront recueillies et essuyées.

PS 62 Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube. Mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans EAU.

Sécheresse d'une vie sans Dieu. Ardent désir d'être désaltéré.

PS 64Tu visites la terre et tu l'abreuves. Tu la combles de richesses. Les ruisseaux de Dieu regorgent d'EAU. Tu prépares les moissons.

Dieu irrigue de ses eaux abondantes les champs de nos labeurs et les rend fertiles.

PS 68 Sauve-moi mon Dieu. Les EAUX montent jusquà ma gorge.

Quand nous sommes pris à la gorge Dieu nous sauve. Nos détresses, il les entend.

PS 76 Les EAUX en te voyant Seigneur, les EAUX en te voyant tremblèrent. L'abîme lui-même a frémi. (…) Par la mer passait ton chemin, tes sentiers par les EAUX profondes et nul n'en connaît la trace. Mystère de la majesté de Dieu, même sa trace nous demeure inconnue.

PS 77 Dieu peut-il apprêter la table au désert  ? Sans doute, il a frappé le rocher. L'eau a jailli, elle coule à flots. . Surprise infinie de notre Dieu. Du dur qui égratigne, le rude rocher, il fait jaillir le doux qui désaltère, l'eau douce en abondance.

PS 87 Je n'en peux plus d'endurer tes fléaux, sur moi ont défilé tes fléaux, Tes effrois m'ont réduit au silence. Ils me cernent comme l'EAU tout le jour. Parfois le malheur nous noie, nous ployons sous le fardeau. Comme Job, comme le psalmiste nous pouvons prendre Dieu à parti. Il entend notre part de nuit.

PS 103 Bénis le Seigneur ô mon âme.(...) Comme une tenture tu déploies les cieux, tu élèves dans les EAUX tes demeures. Des nuéee tu te fais un char. Tu t'avances sur les ailes du vent.(..) Tu as vêtu la terre de l'abîme des mers, les EAUX couvraient même les montagnes. Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées, vers le lieu que tu leur as préparé. Tu leur imposes la limite à ne pas franchir  : qu'elles ne reviennent jamais couvrir la terre. Dans les ravins tu fais jaillir les sources et l'EAU chemine aux creux des montagnes, elle abreuve les bêtes des champs, l'âne sauvage y calme sa soif, les oiseaux séjournent près d'elle, dans le feuillage on entend leurs cris.

Notre Dieu est un Dieu poète, prenons le temps de nous en émerveiller, d'aimer la beauté de la terre

PS 106 C'est lui qui change le désert en étang, les terres arides en source d'EAU. Là il établit les affamés pour y fonder une ville.

Dieu peut tout transformer même l'aride politique peut devenir source, car il fonde nos villes, sinon c'est en vain que travaillent nos maçons, nos urbanistes, nos politiciens.

PS 109 Au torrent il s'abreuve en chemin, c'est pourquoi il redresse la tête.

Songeons à nous abreuver en chemin à l'EAU que donne Jésus. Elle seule nous procure la force voulue pour bâtir le Royaume.

PS 148 Louez le Seigneur Soleil et Lune, louez-le tous les astres de lumière, vous cieux des cieux louez-le et vous les EAUX des hauteurs des cieux.

Voici que les eaux remontent aux cieux et que notre louange revient au Seigneur.

Qu'elle soit à lui pour les siècles des siècles.