Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

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Publié le 23 mars 2026

En ce dimanche des Rameaux, nous acclamons le Christ avec joie, lui, l’Emmanuel, Dieu avec nous, humble et proche. Mais cette joie nous conduit déjà vers la Passion : pour être pleinement avec l’humanité, Jésus s’abaisse et donne sa vie. À sa suite, entrons dans la Semaine sainte, confiants : nous sommes les témoins qui affirment que, dans son amour, Dieu est présent à côté de ceux qui souffrent. Il nous mène à la joie de Pâques.

Prédication du père Louis Groslambert pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Frères et sœurs, au commencement de la Messe, avec grande joie, nous avons agité joyeusement nos rameaux de buis. Nous ne pouvons pas être tristes puisque Jésus est Emmanuel, Dieu avec nous, humble, modeste, sans prétention, sur un âne ; nous ne pouvons pas être tristes puisque Jésus est le seul roi, le seul berger capable d’ouvrir à l’humanité le chemin de la justice et de la paix, de donner la sagesse de sa loi, la justesse de sa parole, et la beauté de sa mission ; nous ne pouvons pas être tristes puisqu’il demeure la pierre d’angle pour notre société qui ne construit que du bancal chaque fois qu’elle veut se construire sans lui. Au milieu de nos soucis, nous sommes les témoins qui affirment que, dans son amour, Dieu nous dit « je suis avec vous tous les jours », avec vous, même si pour être avec vous, je dois porter la croix ! Cette mission est si utile au monde que nous ne pouvons pas être une Église triste. Parce qu’en même temps qu’il porte la croix, le Christ nous porte : réjouissons-nous de savoir que le monde est porté par lui, le Prince de la paix.

Et puis, après nos acclamations de joie, nous avons entendu le récit de la passion. C’est que, pour être avec les hommes en toute circonstance, pour être Dieu avec nous, Jésus s’est abaissé : il s’est dépouillé, il a tout perdu, sa dignité, et ses disciples qui se sont enfui, … Il est resté seul pour affronter le méchant. Nous avons sans doute été bouleversés par la souffrance de l’innocent ; nous nous sommes peut-être reconnus dans la traitrise de Pierre,… Mais nous sommes les témoins qui affirment que, dans son amour, Dieu est présent à côté de ceux qui souffrent. Cette mission est si utile au monde que nous ne pouvons pas rêver d’une Église qui ne parcoure pas le chemin de l’abaissement et du dépouillement, le même chemin que le Christ. Le serviteur n’est pas plus grand que son maître ; le maitre s’est abaissé, le maître s’est dépouillé… le serviteur d’un tel maître doit le suivre, l’Église d’un tel Seigneur doit s’abaisser ! Ainsi elle parviendra à la joie de Pâques.

Méditer avec l’émission Parole pour un dimanche sur RCF

Feuillet de manuscrit représentant l’Entrée à Jérusalem lors du dimanche des Rameaux, inscrite dans une lettrine « D », extrait d’un graduel. Œuvre de Bartolomeo di Domenico di Guido, réalisée entre le XVe et le XVIe siècle, probablement à Florence, en Italie. Tempera, encre et or sur parchemin.

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