Cinquième dimanche de Pâques

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Publié le 22 avril 2026

Nous sommes baptisés. Si nos parents ont voulu que nous soyons baptisés, c’est parce qu’ils savaient que, grâce à la foi du baptême, nous irions vers le Père, en suivant le chemin qu’est le Christ, en pardonnant comme lui, en payant de notre personne comme lui, en priant comme lui. Ce projet de nos parents, nous vérifions qu’il était le bon, parce que nous reconnaissons que notre vie à la suite du Christ a du sens. Frères et sœurs, si vous dites à votre entourage que la vie a du sens, vous êtes missionnaires.

Prédication du père Louis Groslambert pour le cinquième dimanche de Pâques

Frères et sœurs, une phrase de Jésus a attiré mon attention : alors qu’il annonce la perspective tragique de sa mort, Jésus dit sereinement « Je pars dans la maison de mon Père ». À l’hôpital, une malade m’a parlé avec la même évidence sereine : « Si les médecins arrivent à me soigner, j’irai chez mon fils ; si les médecins ne parviennent pas à me soigner, j’irai chez Dieu ». Cette dame n’avait aucune inquiétude parce qu’elle savait où elle allait ! Jésus sait où il va, il sait que sa vie aboutit vers le Père. Et il nous invite à avoir la même perspective.

Parce que ce que nous faisons a un goût d’éphémère ou d’incomplet, nous avons besoin de savoir où aboutit notre vie. Chacun s’interroge : « J’ai vécu un amour avec mon conjoint, ça débouche sur quoi ? J’ai mis au monde des enfants, ça débouche sur quoi ? J’ai travaillé sans relâche… J’ai gagné en vitalité et maintenant mes forces s’étiolent : vais-je devenir seulement un produit biodégradable ? » Quand les forces diminuent, nous disons d’un air résigné : « c’est comme ça ; c’est la vie » ; ne serait-ce pas mieux de dire, comme Jésus, « je vais vers le Père » ?

Nous sommes baptisés. Si nos parents ont voulu que nous soyons baptisés, c’est parce qu’ils savaient que, grâce à la foi du baptême, nous irions vers le Père, en suivant le chemin qu’est le Christ, en pardonnant comme lui, en payant de notre personne comme lui, en priant comme lui, en nous gardant d’avoir les procédés des païens… Ce projet de nos parents, nous vérifions qu’il était le bon, parce que nous reconnaissons que notre vie à la suite du Christ a du sens, qu’en étant fidèles et pardonnants, nous sommes créateurs de communion, qu’en étant miséricordieux nous sommes créateurs de paix, bref, que nous allons vers le Père. Rien de tel pour aller vers le Père que de suivre celui qui va vers le Père, Jésus.

Frères et sœurs, si vous dites à votre entourage que la vie a du sens, vous êtes missionnaires. Et vous l’êtes d’autant plus que, devant les murs contre lesquels nous buterions, vous annoncez que le Christ est la porte comme l’Église l’annonçait dimanche dernier ; avec lui, on traverse les épreuves et on va vers le Père qui nous aime infiniment. Il y a un amour infini au départ de notre vie puisque Dieu nous a créés dans l’amour de nos parents ; et il y a un amour infini au terme de notre vie puisque nous retournons vers le Père.

Une autre parole de Jésus m’a paru importante : Jésus dit « Dès maintenant, vous connaissez le Père et vous l’avez vu ». Est-ce vrai que les contemporains de Jésus ont vu le Père ? Oui ! Tandis qu’ils avaient sous les yeux les méfaits de l’occupation romaine, et l’exploitation des pauvres, ils ont vu le Père en voyant Jésus qui guérissait les malades et ouvrait un avenir de paix. Alors, ils ont pu dire « il n’y a pas de doute, l’amour de Dieu nous visite ». Nous aussi, nous pouvons voir le Père : tandis que nous voyons les méfaits, les violences les incivilités, l’absence d’amour, nous voyons que l’amour est présent. Untel se donne de la peine pour les autres, un autre réconforte, un autre apaise par sa non-violence, un autre est doux, un autre cherche le bien des autres plutôt que le sien, … Oui, le Dieu d’amour est présent. Si nous montrons aux incroyants que l’Esprit d’amour est dans le monde, nous serons missionnaires. Quand des baptisés vivent conformément à leur baptême, que des couples s’aiment fidèlement, que des gens prient et traduisent leur prière par des actes de charité très concrets,… il est sûr que des personnes pourront dire qu’ils voient des signes de la présence de Dieu. Saint Jean l’a écrit : « nous avons reconnu, présent parmi nous, l’amour de Dieu ». Nous voyons le Père ! Admirons-le en toute personne qui met en œuvre l’amour.  

Allons vers Dieu ; reconnaissons que son amour est présent, célébrons sa louange.

Méditer avec l’émission Parole pour un dimanche sur RCF

https://www.rcf.fr/vie-spirituelle/parole-pour-un-dimanche-0?episode=681467

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