La fusillade survenue samedi 7 novembre sur la place du Marché de Cracovie s’élève à six morts et quinze blessés. L’agresseur, qui a ouvert le feu sur des passants, a été blessé lors d’un échange de tirs avec la police. Le cardinal Ryś appelle les fidèles à se rassembler pour une messe en mémoire des victimes. «Nous devons rester unis», a déclaré le président de la Conférence épiscopale qui exprime sa solidarité dans la prière.
La fusillade qui s’est produite samedi 7 novembre après-midi au cœur de Cracovie, parmi les passants et les touristes qui se pressaient sur l’historique place du Marché, a fait au moins six morts et seize blessés, dont deux policiers. Selon les premières informations, l’agresseur est de nationalité polonaise et a agi seul, ouvrant le feu sans discernement sur les passants. L’homme a été blessé lors d’un affrontement avec les forces de l’ordre et a subi une intervention chirurgicale. Le mobile de l’attaque reste encore inconnu.
«Nous devons rester unis»
La violence a frappé l’un des lieux emblématiques de la ville, à quelques pas de la basilique Sainte-Marie, destination quotidienne des habitants et des visiteurs. Le Premier ministre Donald Tusk a confirmé l’ouverture d’une enquête et le président Karol Nawrocki a exprimé ses condoléances aux victimes et sa solidarité envers leurs familles.
«Ce qui s’est passé est terrible ! La violence, l’agressivité et la haine nous ont frappés une fois de plus, d’une manière qui dépasse toutes les limites», a déclaré le cardinal Grzegorz Ryś, archevêque métropolitain de Cracovie, dans un message publié sur le site de l’archidiocèse. Le cardinal rappelle que n’importe qui aurait pu se trouver sur la place au moment de la fusillade. «Nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas et nous ne sommes pas capables de rester indifférents dans un moment comme celui-ci. Nous voulons, nous avons besoin et nous devons rester unis». Le cardinal demande aux curés des personnes concernées d’«être proches» de leurs fidèles, en leur apportant toute l’aide possible.
Une messe pour les victimes de la tragédie
Le cardinal Ryś a par ailleurs invité les fidèles à se rassembler dimanche 8 novembre, à 16 heures, dans la basilique Sainte-Marie, sur la place du Marché, pour une célébration eucharistique en mémoire des victimes et pour la guérison des blessés. Un moment de prière collective pour manifester la solidarité de la communauté chrétienne et le rejet de la violence. «Grâce à la foi, l’homme n’est jamais impuissant», souligne le cardinal. Même lorsque les forces humaines semblent faiblir, l’espoir fondé sur Dieu demeure, dans la certitude que «le dernier mot n’appartient pas et ne peut appartenir à la haine».
«Je suis profondément bouleversé»
À la douleur de l’Église de Cracovie s’ajoute celle de l’ensemble de l’épiscopat polonais, dont le président, l’archevêque Tadeusz Wojda, a exprimé sa profonde consternation face à ce qui s’est passé. «Nous ne connaissons pas encore ni les causes ni les motivations d’un acte aussi cruel. Nous en connaissons toutefois les conséquences tragiques», a-t-il écrit dans un communiqué. «Il est vraiment difficile de comprendre comment, en plein cœur de Cracovie, à quelques pas de la basilique Sainte-Marie, dans un lieu qui représente pour tant de personnes un espace de promenade et de loisirs, des scènes aussi dramatiques ont pu se dérouler.»
Le président de la Conférence épiscopale polonaise assure de sa proximité spirituelle toutes les personnes touchées, leurs proches, les médecins et les forces de l’ordre engagées dans les secours. «Que Dieu accorde le repos éternel aux victimes et la grâce de la guérison à ceux qui sont encore hospitalisés», écrit Mgr Tadeusz Wojda, avant de conclure par un message de solidarité: «Je suis spirituellement près de vous et je reste uni à vous dans la prière».
(Vatican News)