Deuxième dimanche du temps ordinaire

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Publié le 6 janvier 2026

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jean Baptiste dit « voici l’agneau de Dieu ». Un homme désigné comme agneau ? Même si nous sommes habitués à entendre le prêtre dire « voici l’agneau de Dieu », étonnons-nous de cette phrase ! Nous entendons à chaque messe « voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Puissions-nous penser qu’en se donnant en communion, Jésus nous permet de dire comme lui « j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur ».

Prédication du père Louis Groslambert pour le deuxième dimanche du temps ordinaire

À Noël, le Fils de Dieu s’est manifesté comme un nouveau-né qui ouvre le cœur et fait vibrer la corde sensible. À l’Épiphanie, il s’est manifesté comme un enfant qui attire même les païens mais qui est en danger ; ça fait aussi vibrer notre corde sensible. Dimanche dernier, lors de son baptême, il a été qualifié de Fils bien aimé ; ce titre de ‘fils bien aimé’ fait aussi vibrer en nous une corde sensible. Mais aujourd’hui Jean Baptiste dit « voici l’agneau de Dieu ». Un homme désigné comme agneau ? Même si nous sommes habitués à entendre le prêtre dire « voici l’agneau de Dieu », étonnons-nous de cette phrase !  

Un agneau, me semble-t-il, vit en troupeau. Le psaume 94 dit « nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main ». Frères et sœurs, nous sommes tous le troupeau que conduit le bon berger ; d’après le psaume, nous sommes tous des agneaux de Dieu ! Et je le souligne en ce jour où commence la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, l’unité du troupeau !

Mais Jean Baptiste ne dit pas « voici un agneau de Dieu », mais voici « l’agneau » comme s’il était unique. Et nous reconnaissons volontiers que, dans le grand troupeau, Jésus est l’unique agneau qui obéit parfaitement à son bon berger, le Père.

Mais nous lui ressemblons. D’après Isaïe, Jésus disait « j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur ». Nous aussi. Si l’agneau n’avait pas de valeur, le berger ne partirait pas à sa recherche. Ce qui fait la valeur particulière de l’agneau nommé Jésus, c’est qu’il révèle aux hommes que Dieu part à la recherche de l’agneau perdu, qu’il bénit, pardonne, rend libre… Frères et sœurs, vous qui êtes de son troupeau, vous qui êtes fondamentalement aimés, vous pouvez dire comme Jésus : « j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur ».

Et puis, l’agneau se laisse conduire, y compris à l’abattoir. Eh bien, Jésus est l’unique agneau du troupeau qui, au lieu de se laisser conduire à l’abattoir, s’offre lui-même. Il dit au Père : « Me voici, je viens faire ta volonté » ; il dit aux hommes « mon corps livré pour vous ». Le Père aime Jésus à cause de ce « me voici » et nous l’aimons à cause de ce « me voici … ». Lui, il répond immédiatement quand il s’agit d’aimer et de dire à ceux qui ont trahi et méprisé qu’un pardon leur est offert ». Frères et sœurs, vous qui êtes de son troupeau, vous qui entendez à chaque messe « voici l’agneau de Dieu », vous faites la joie de Dieu si vous dites : « me voici… je suis prêt à tout faire pour que les gens sachent qu’ils sont aimés ».

En effet, vous qui êtes du même troupeau que l’agneau nommé Jésus, vous entendez le Père vous dire « je compte sur toi » ! Si le Père vous dit « tu ferais bien de donner un peu de temps à ton voisin », allez-vous répondre : ‘me voici, je viens faire ta volonté’ ? Si le Père vous dit : « tu ferais bien de faire le premier pas pour mettre fin à une querelle », allez-vous répondre « me voici, je viens faire ta volonté » ? Et si une personne a besoin d’être écoutée, si un groupe a besoin d’être défendu, si une idée méprisante est énoncée, … la seule manière que nous ayons de montrer que nous communions à l’Agneau de Dieu consiste à répondre comme lui « me voici, je viens faire ta volonté ».

Chez les juifs, l’agneau qui a une place particulière, c’est l’agneau sans défaut, celui qui est partagé lors du repas d’alliance où l’on fait mémoire de Pâques. L’agneau sans défaut ne peut être qu’un don de Dieu. « Voici l’agneau de Dieu, voici l’agneau que Dieu donne afin que soit enlevé le péché du monde, voici l’agneau que Dieu donne pour que l’humanité soit libérée des forces qui la tiennent en esclavage, et qu’elle échappe au pouvoir de la mort ».

Nous entendons à chaque messe ‘voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Puissions-nous penser qu’en se donnant en communion, Jésus nous permet de dire comme lui « j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur ». Puissions-nous penser qu’en communiant, nous sommes logiquement amenés à dire « me voici, je viens faire ta volonté ». Puissions-nous penser que l’enjeu de la messe, c’est l’unité de tout le troupeau des agneaux , c’est la résurrection de l’humanité, c’est la vie éternelle. « Heureux les invités au repas des noces de l’agneau.

Méditer avec l’émission Parole pour un dimanche sur RCF

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