TEMOIGNAGES

LE SACREMENT DES MALADES

« Tu demandes le Sacrement des malades ? » « Oh non, je ne suis pas malade ! ». Telle fut ma première réaction, sans doute une vague réminiscence de jeunesse quand le Prêtre du village allait « administrer les derniers sacrements ! 

Et pourtant, cette année, pour la première fois dans notre Paroisse, une bonne cinquantaine de fidèles ont souhaité recevoir ce Sacrement.

Heureusement, l’Église évolue, même si nous pensons parfois que ce n’est pas assez rapide. Personnellement, à la suite de cette question, posée par plusieurs personnes, j’ai réfléchi. Non je ne suis pas « malade » à proprement parler, cependant, l’âge et les ennuis de santé venant, je dois faire le deuil de gestes, d’attitudes et d’autonomie complète dont j’avais la chance de jouir auparavant, sans en avoir vraiment conscience. Quand on réalise qu’on ne peut plus être comme « avant », c’est difficile d’accepter de se sentir, non pas malade, mais « diminué ». On connait tous des personnes qui témoignent d’une véritable souffrance quand ils se voient refuser d’utiliser définitivement leur voiture. On n’est pas malades, mais la perte d’autonomie est lourde à assumer.

Alors, le Sacrement des malades, tel qu’il nous est présenté et tel qu’il est vécu de nos jours, prend alors toute sa force, cette Force de l’Esprit Saint qui ne guérit pas, certes, mais qui nous aide à accepter nos limites pour aller de l’avant non pas dans l’amertume mais dans l’Espérance.

J’ai assisté au sacrement de l’onction des malades pour des douleurs aux reins, hanches, genoux, nuque et à la tête. Je suis en fin de la validité permanente.

J’ai eu du mal à tenir debout pendant l’onction, je me suis assis et de retour chez moi après quelques heures j’ai ressenti un soulagement général. 

Par la suite j’ai pu participer à des repas en famille et entre amis.

Luigi Maggi 

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