Sixième dimanche de Pâques

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Publié le 20 mai 2022

« L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)

« C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ». Nous entendons, dans la 1ère lecture, un exemple d’une véritable transformation de guerre en paix. A Antioche en Syrie, il y avait la paix dans la communauté chrétienne faite de personnes d’origine non juive. Mais voilà que des chrétiens d’origine juive sont venus dire que pour être sauvé, il fallait pratiquer les rites juifs comme la circoncision, l’obligation de manger casher (halal), la pratique du sabbat… Les autres n’étaient pas d’accord, disant qu’on est sauvé par Jésus et par rien d’autre. Dans l’Église, on s’est battu …

Et voilà que, sous l’impulsion du Saint Esprit, les gens se sont rassemblés, ont parlé, ont crevé l’abcès ; audition des deux partis, débat, réunion des apôtres, audition de Pierre qui témoigne que l’Esprit Saint a été donné à un païen… Finalement, sous l’action de l’Esprit Saint, on a rédigé une lettre précisant ce qui permet de vivre ensemble. Il est clair que Jésus donne la paix. D’une part, on ne peut pas agresser au nom de Jésus, cela va sans dire ; d’autre part, l’obéissance au Saint Esprit est le chemin de l’apaisement.

Prédication du père Louis Groslambert pour le sixième dimanche de Pâques


Nous approchons de la Pentecôte. L’Église nous prépare à raviver dans notre conscience la présence du Saint Esprit. C’est pourquoi elle a choisi de nous faire entendre ce discours de Jésus où il parle à la fois du Saint Esprit et de la paix : « L’Esprit Saint que le Père enverra… Je vous donne la paix. » La paix ne peut venir que si les gens se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, l’Esprit d’amour.


Frères et sœurs, nous souffrons des dissensions entre les groupes et encore plus entre des gens qui appartiennent aux mêmes groupes ; nous sommes déchirés par les dissensions dans les familles ; dans les paroisses, dans les partis politiques, entre les pays, les désirs difficilement conciliables créent des malaises et des guerres. On n’arrive pas à bâtir l’unité ; il faut qu’elle nous soit donnée. Or Jésus dit « C’est la paix que je vous laisse ; c’est la paix que je vous donne »…


Nous avons entendu, dans la 1ère lecture, un exemple d’une véritable transformation de guerre en paix. A Antioche en Syrie, il y avait la paix dans la communauté chrétienne faite de personnes d’origine non juive. Mais voilà que des chrétiens d’origine juive sont venus dire que pour être sauvé, il fallait pratiquer les rites juifs comme la circoncision, l’obligation de manger casher (halal), la pratique du sabbat… Les autres n’étaient pas d’accord, disant qu’on est sauvé par Jésus et par rien d’autre. Dans l’Église, on s’est battu … Et voilà que, sous l’impulsion du Saint Esprit, les gens se sont rassemblés, ont parlé, ont crevé l’abcès ; audition des deux partis, débat, réunion des apôtres, audition de Pierre qui témoigne que l’Esprit Saint a été donné à un païen… Finalement, sous l’action de l’Esprit Saint, on a rédigé une lettre précisant ce qui permet de vivre ensemble. Il est clair que Jésus donne la paix. D’une part, on ne peut pas agresser au nom de Jésus, cela va sans dire ; d’autre part, l’obéissance au Saint Esprit est le chemin de l’apaisement.


Un autre exemple banal montre que Jésus donne la paix : c’est notre rassemblement hebdomadaire. Ce rassemblement est très improbable tellement nous sommes différents quant aux goûts, aux âges, au standing de vie, aux options politiques, à l’appréciation de l’avenir de la société et de l’état de la jeunesse etc. Or, malgré ces différences, nous sommes réunis. Il faut qu’elle soit formidablement puissante la force de paix qui peut s’opposer à toutes ces divergences, et qui puisse mettre côte à côte, à l’unisson et même en harmonie, des gens aussi divers. Cette force, c’est le Saint Esprit. Dans la collection des textes possibles pour le baptême, il y en a deux ou trois qui insistent sur le fait que le Christ fait tomber les barrières. « en Jésus, il n’y a plus ni juifs, ni grecs, ni esclaves, ni hommes libres.. ; car tous nous ne faisons plus qu’un ». J’ai observé qu’une bonne proportion de parents choisissent ces textes là ; probablement parce qu’ils souffrent de tout ce qui divise, ils se réjouissent que le Christ rassemble et ils espèrent trouver ce rassemblement dans l’Église… A nous de montrer que la paix du Seigneur est toujours avec nous, en faisant taire nos querelles.


C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ». Bien sûr chacun sent qu’il a pour vocation de maîtriser les réflexes blessants…Mais est-ce que nous y arriverons mieux que nos pères qui n’y sont pas arrivés ? Dans la 2ème lecture, saint Jean dit que la cité où les gens sont réconciliés n’est pas le fruit des seuls efforts diplomatiques des hommes mais qu’elle descend du ciel : les efforts de conciliation et la réconciliation des hommes sont des dons de Dieu, des miracles de Jésus : la paix vient du ciel comme le pain venu du ciel. C’est pourquoi, nous entrerons dans la louange en chantant « voici rassemblé dans ce pain, dans ce vin, tout ce que tu nous as donné ; tout vient de toi Seigneur et tout nous est donné ! »
«  C’est ma paix que je vous donne ». Si vous souffrez des divisions du monde, courage ! si vous vous désolez de divisions en familles, courage ! Si vous désirez l’unité des Églises et la paix des nations, courage ! Le Christ donne la paix.

Méditer avec l’émission Parole pour un dimanche sur RCF

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