Décès du père Henri Joly

Actualités

Publié le 1 novembre 2022

Mgr Denis Jachiet, évêque de Belfort-Montbéliard, les prêtres du diocèse de Belfort Montbéliard font part du décès de l’abbé Henri Joly, survenu ce 30 octobre 2022 après une maladie éprouvante.

Ils invitent à rendre grâce à Dieu pour le ministère de leur confrère lors des funérailles qui seront célébrées le vendredi 4 novembre à 14 heures à l’église de Vieux Charmont.

Notre frère Henri Joly est né en 1944 au Russey (25). Il a été ordonné le 26 juin 1972 à Besançon. Cet homme natif du Haut-Doubs n’a servi l’Église que « dans le Bas » (c’était ainsi que les paysans du Haut-Doubs désignaient le Pays de Montbéliard industriel). En effet, au lendemain de son ordination, l’archevêque de Besançon l’a nommé vicaire à la paroisse de l’Immaculée Conception à Audincourt.
Ce fils de paysans apprenait alors – et appréciait – les richesses humaines du « monde ouvrier ».

Les nominations successives l’ont amené à être vicaire à Exincourt, puis à Bethoncourt, ensuite à être curé tour à tour à Belfort Sainte Odile, Offemont, Evette-Salbert, Delle et Croix, Vieux Charmont et Grand-Charmont. Mais tout en assurant les tâches paroissiales, Henri a continué de servir le monde ouvrier en étant aumônier fédéral de JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), aumônier diocésain de l’ACE (Action Catholique des Enfants) et aumônier d’une équipe d’ACO (Action Catholique Ouvrière).

En 2019, les 75 ans ont sonné. Et pour sa joie, Henri a intégré la maison Sainte Jeanne de Chantal à Valdoie où étaient déjà installés les P. Maxime Roland et Serge Perrin. Henri s’y sent entouré, et il apprécie la présence des Sœurs Amantes de la Croix qui tiennent la maison. Comme Maxime et Serge, il rend service à des paroisses qui le sollicitent.
Bref, nous avons de réels motifs de rendre grâce à Dieu pour le ministère de Henri, et de réels motifs de lui dire merci.

Père Louis Groslambert

Témoignages :

Si vous aussi souhaitez communiquer un témoignage sur le père Henri, vous pouvez nous écrire à l’adresse : communication@diocesebm.fr

Témoignage de Myriam Lannay-Roy :

J’ai connu Henri, alors aumônier fédéral de la JOC, lorsqu’il accompagnait les jocistes à Besançon, en rencontre régionale, fin des années 1970. J’étais toute jeune jociste mais j’appréciais l’attention, le respect, l’écoute qu’il nous apportait, dans cet accompagnement du mouvement qui était celui des jeunes.

Arrivée dans le Territoire de Belfort fin 1990, je l’ai côtoyé plus régulièrement alors que j’étais accompagnatrice de la JOC, puis responsable de la catéchèse de notre diocèse.

Henri, toujours proche des “plus petits” : quels souvenirs lorsqu’il écoutait, s’intéressait à la vie des enfants du quartier des Glacis qui participaient avec Sœur Anne-Marie aux rencontres diocésaines. Pas de jugement de sa part, toujours positif !
Henri, présent, discret, accompagnant hors pair !

J’ai le sentiment qu’il n’a pas changé au cours de ces nombreuses années ! Je rends grâce pour ce qu’il a été pour moi, pour ceux qu’il a accompagnés dans les différentes missions qui lui ont été confiées par les évêques qui ont été nommés dans notre diocèse.

Merci Henri !

Témoignage de Sonia Coste-Sarguet :

J’ai eu le père Joly au catéchisme à Audincourt à l’Église Immaculée Conception, il y a 48 ans. Merveilleux souvenir, c’était un prêtre avec une gentillesse sans égal et un humour exceptionnel. C’était une très belle personne, il sera bien accueilli là haut. Merci Père Joly pour toute votre gentillesse et votre humilité. ❤

Témoignage de Ginette et Robert :

Henri Joly… Dit Riri…. dit Riton c’est un cheminement tout au long de notre vie familiale grâce à nos engagements en Mission Ouvrière… Henri, en effet, a été l’aumônier en J. O. C. de Jean Luc et Dominique. Et puis il y a eu quelques invitations de ma part aux repas solidaires organisés à Bavans. Tu venais avec une amie d’Étupes et Cacaille… Et puis Henri c’est ce fidèle à la Mission Ouvrière qui a bien voulu répondre favorablement à Monique d”Huissier pour accompagner notre équipe d’A. C. O. Merci Henri… Avec Olivier je dirais : Paix à son âme.

Témoignage de Denise Boulitreau :

J’ai rencontré le Père Henri Joly lors de son arrivée à la paroisse Sainte Odile où j’habitais alors, puis je l’ai retrouvé  à Évette Salbert lorsque j’y suis venue. Je l’ai beaucoup apprécié pour sa qualité d’écoute , son attention envers tous avec calme et sérénité. Je garde le souvenir d’un prêtre d’une grande foi, toujours disponible. Que le Seigneur l’accueille, je le garde dans ma prière

Témoignage de Sylviane Mauvais, coordinatrice de la paroisse Saint-Jean l’Évangéliste :

Henri Joly a été notre curé de 1995 à 2006 à l’ensemble paroissial du Malsaucy, qui regroupait alors les paroisses d’Évette-Salbert et de Lachapelle sous Chaux, devenu la paroisse Saint-Jean l’Évangéliste en 2011.

Comme le dit le Père Louis Groslambert, nous avons de” réels motifs de dire merci à Henri”, car il était vraiment un” pasteur”, un prêtre empli de l’esprit du Concile Vatican II, souhaitant que chaque baptisé prenne pleinement sa place de “prêtre, prophète et roi”. Pour cela, il a incité les laïcs à investir tous les domaines, en particulier la liturgie. A l’époque, les “ADAP”, assemblées dominicales sans prêtre , étaient autorisées et Henri, pendant ses congés, nous a vivement encouragés à tenir de telles assemblées en son absence : “c’est comme cela qu’il faut préparer l’Église de demain”, disait-il. Oui, merci, Henri, de nous avoir fait confiance et d’avoir cru, un peu en avance, à une Église synodale.

Témoignage d’Anne-Marie Scherrer :

Nous suivions depuis plusieurs semaines l’évolution de l’état de santé d’ Henri Joly, prêtre à Sainte-Anne et Sainte-Thérèse de 2006 à 2014. A la veille de la fête de tous les saints, vous êtes parti rejoindre les vôtres.

Nous avons passé de très bons moments dans notre paroisse Sainte-Anne où Henri avait le souci de son ministère et des autres. Les célébrations étaient un enchantement pour nous tous. Avec Henri tout était constructif. Son sourire, sa bienveillance, sa modestie et ses éclats de rire resteront à jamais en nous. Reposez en paix Henri.

Témoignage de Hubert Moreau :

In paradisum deducant te angeli !
Tristesse mais gratitude en souvenir de fraternelles rencontres avec Henri pendant plus d’un demi-siècle. Bienheureux les serviteurs discrets, souriants, bienveillants, engagés pour la justice ! Ils font la Terre plus belle et deviner le Ciel.

Témoignage d’Alain Guyon :

Henri Joly a été notre curé pour Sainte Anne et Sainte Thérèse. Je me souviens, il m’avait été présenté par le père Joseph Bertin alors que je me trouvais en service au poste frontière de Delle. Ils allaient en Suisse.  Joseph Bertin : ” Hé salut, je te présente ton futur curé “…
Par la suite Henri est venu me chercher pour être membre EAP pilier solidarité. J’ai été heureux de travailler avec lui. Il était très à l’écoute,  quelqu’un de discret. Je lui avais fait part d’un appel pressenti au diaconat.  permanent. Henri était venu se recueillir au funérarium devant mon beau-père décédé en 2021. Avec Marie-Alice nous garderons de bons souvenirs de Henri. Repose en paix Henri, entre dans la joie de ton Seigneur.

Témoignage de l’Abbé Alain René Arbez, curé émérite de St Nicolas de Flue / Genève :

Prêtre du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, je souhaite transmettre mes condoléances au diocèse de Belfort-Montbéliard et à la famille d’Henri. C’est un confrère que j’ai apprécié lors de nos rencontres et avec lequel la relation était apaisante. En union de pensées et de prière, dans l’action de grâce pour ce qu’a été Henri dans les relations d’amitié comme dans ses engagements vécus avec enthousiasme. Qu’il repose en paix!

Témoignage de Brigitte Corriette :

Ne pouvant être présente le 4 novembre,  je m’associe par la prière à l’adieu d’Henri qui m’a accompagnée dans mon engagement jociste. Il va rejoindre dans la lumière ceux qui nous ont quitté récemment comme Michel et Monique Biche.

Témoignage du père Serge Perrin :

J’ai découvert Henri à son arrivée à la maison Sainte Jeanne de Chantal. C’était un homme direct et ordonné, il aimait que les choses soient d’aplomb et claires. Il fallait voir sa rigueur dans l’organisation des repas de mercredi ou des répétitions des chants !

A son arrivée à la maison Henri exprimait des doutes en demandant “Quelles sont les missions des sœurs Amantes de la Croix qui justifient qu’elles aient dû quitter leur pays pour venir chez nous ?” Au fur et à mesure, les doutes ont mué en une franche amitié et admiration devant les actions des sœurs, tant au niveau du jardinage et de la prise en charge de la maison, que devant leur caractère extraverti qui leur permet de tisser des liens avec tout le voisinage. Il disait : “il ne faut pas oublier de prendre en compte le temps du travail qu’assurent les sœurs” et suite à sa découverte il n’hésitait pas à prendre une fois ou l’autre la scie ou la tondeuse pour leur donner un coup de main.

Que le seigneur l’accueille chez lui tel qu’il est comme nous l’avons accueilli nous-mêmes.

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