Dimanche de la Divine Miséricorde

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Publié le 21 avril 2022

Deuxième Dimanche de Pâques ou Dimanche de la Divine Miséricorde

Le dimanche après Pâques est le Dimanche de la Miséricorde. C’est Saint Jean Paul II qui institua cette fête en 2000, le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ».

Le Temps pascal nous invite à renaître, à faire jaillir l’homme nouveau en nous avec le Christ Ressuscité, à rayonner de la lumière de Dieu. Qu’est ce qui peut nous aider à vivre ce renouveau, à laisser fleurir en nous les grâces du Seigneur ? Son infinie miséricorde !

Prédication du père Louis Groslambert pour le deuxième dimanche de Pâques

Frères et sœurs, les passages de la vie à la mort, les deuils, hélas, nous sont familiers ; mais le passage de la mort à la vie nous semble impossible ; nous avons peut-être même du mal de croire au message de Pâques… St Luc disait avec beaucoup d’honnêteté que les apôtres prenaient pour délirant le propos des femmes qui, ayant trouvé le tombeau vide, annonçaient la résurrection. Voyez que Thomas, avec son esprit scientifique, quasi matérialiste, n’était le seul à résister à l’annonce que Jésus soit passé de la mort à la vie.


Saint Jean précise que Thomas porte un surnom qui signifie « Jumeau ». Sans aucun doute il a pour jumeau toute personne qui est sceptique quand l’Église dit « nous avons vu le Seigneur » ; il a pour jumeau toute personne qui réclame des preuves de la résurrection… Thomas a beaucoup de frères jumeaux ! Peut-être vous !


Pourtant, nous sommes différents de lui sur deux points :
D’abord, je suis persuadé qu’à sa place, nous aurions demandé à Jésus un miracle de plus, c’est à dire une preuve de sa divinité. Or Thomas ne demande pas à Jésus un signe de sa divinité, mais un signe de son humanité : il veut toucher le corps qui, librement, par amour, a risqué d’être douloureusement atteint par les plaies. Cette requête d’humanité doit nous instruire, nous qui voulons annoncer la résurrection. A nos contemporains, nous ne dirons pas la résurrection en faisant miroiter du « merveilleux » qu’on appellerait divin, mais en montrant une Église où les fidèles témoignent en étant prêts à souffrir par amour pour les autres membres du corps. Cela, Jésus l’avait demandé, lorsqu’il disait : « on verra que vous êtes mes disciples si vous vous aimez » ; comme s’il disait « on verra que je suis vivant en vous ( ressuscité), si vous vous aimez comme s’aiment les membres du corps ». 


On voit bien qu’en parlant de vie dans l’amour, je fais écho à la parole de Jésus : « la paix soit avec vous ». La paix du Ressuscité est là quand chaque membre du corps prend soin des autres membres. Quand Marie Madeleine est envoyée comme missionnaire ‘vers ses frères’, les relations fraternelles entre cette pécheresse et ses frères sont rétablies, la paix est là ; quand Thomas est entré dans la foi, les relations entre l’homme qui ne croit pas et ceux qui croient sont rétablies, la paix est là ; quand Saul le persécuteur s’est mis à prendre les chrétiens pour des frères membres du corps du Christ, la paix lui est venue ; quand François d’Assise a tourné le dos à ses égoïstes mondanités pour s’occuper de rebâtir la communauté des frères, l’Église, il a été rempli d’une paix telle qu’il pacifiait tout. L’abbé Pierre, Mère Teresa… tous, ont trouvé la paix en servant les membres du corps ; et ces liens humains ont été missionnaires. Voilà comment Thomas m’a fait réfléchir ;il ne demande pas un signe de puissance divine : il veut toucher le corps.


Il existe une autre différence entre Thomas et nous. Thomas a vu puis il a cru. Nous, à l’inverse, il nous est demandé de croire afin de mieux voir. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu le Seigneur » ! Nous sommes heureux parce la foi au Seigneur qui ouvre le tombeau nous ouvre les yeux comme elle a ouvert le local fermé des apôtres ; si nous voyons des personnes qui vivent à la manière de Jésus, qui déploient de la bienveillance, cherchent à concilier, qui renoncent au confort égoïste, nous pouvons dire que Jésus est vivant : …


J’en reviens à Thomas absent de l’assemblée du premier dimanche et à Simon et tous les absents des assemblées du dimanche. Il est clair que, tant qu’on n’a pas expérimenté qu’en communauté – en corps -, on peut vivre la confiance, le partage, le soutien mutuel, on prend pour délirant le message selon lequel la vie est transformée par Jésus ressuscité. Mais si la fréquentation de la communauté nous a fait passer par ces beautés que sont la confiance, le partage, le don de soi…, nous comprenons que Jésus est vivant, passé de la mort à la vie. Nos rassemblements nous éduquent à croire à la résurrection.

Le tableau de Jésus Miséricordieux a été peint par Eugeniusz Kazimirowski en 1934
d’après la vision de sœur Faustine et sous la direction de la future sainte. Dans les visions qui ont duré entre 1931 et 1938, le Christ a demandé à la sainte que sa miséricorde soit honorée le deuxième dimanche de Pâques.

Voici, sous ce lien, un décryptage et méditation de ce tableau :

Méditer avec l’émission Parole pour un dimanche sur RCF

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