Quatrième dimanche de Carême

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Publié le 22 mars 2022

Dans la parabole de ce dimanche, le frère aîné trouve inconvenante la fête donné en l’honneur de son frère : il dit que le père récompense l’inconduite de son fils ! Non, il fête son retour. Le père ne félicite pas le fils d’avoir péché ; non, il le félicite d’être revenu et de s’être transformé. La joie du père c’est qu’en ce carême, nous revenions à lui et nous changions notre cœur.

Prédication du père Louis Groslambert pour le quatrième dimanche de Carême

Cette parabole raconte une conversion : elle convient pour nous inviter à nous convertir : le fils est parti de la maison (et le péché, c’est justement de quitter le Père) ; et quand il a constaté que sa séparation d’avec le Père aboutissait à son malheur, le fils est revenu. Alors parce le fils revient, le Père fait un repas de fête. Le frère aîné trouve inconvenante cette fête : il dit que le père récompense l’inconduite de son fils ! Non, il fête son retour. Le père ne félicite pas le fils d’avoir péché ; non il le félicite d’être revenu et de s’être transformé. La joie du père c’est qu’en ce carême, nous revenions à lui et nous changions notre cœur.

Le plus jeune des fils avait donc outragé son père, en disant ‘je veux vivre sans toi, je veux partir ». Mais son frère aîné n’est pas plus filial, lui qui revendique une prime de reconnaissance pour le travail qu’il a fait chez son père, comme si le père était un patron. N’étant pas filial, ce fils n’est pas fraternel ; il refuse de participer au repas, de manger avec son père et son frère. Le péché nous coupe et des frères et du Père. Voyez que le retour à Dieu pendant le carême suppose qu’on se rapproche des frères. Je ne sais pas comment vous interprétez le geste de paix ; une interprétation est celle-ci : Vous ne pouvez pas vous approcher du Christ si vous ne vous êtes pas d’abord approchés des frères ; donnez-vous la paix ! Vous ne pouvez pas avoir un regard juste sur le Christ si vous avez un regard négatif sur vos frères : donnez-vous la paix ; vous ne pouvez pas espérer que le Seigneur vous regarde avec miséricorde si vous ne regardez pas votre voisin avec miséricorde… avec des yeux de paix.

Dernière pensée : à son fils qui refuse de manger avec son frère et son père, le père dit ceci : « tout ce qui est à moi est à toi ; ma tendresse, c’est pour toi ; mon pardon, c’est pour toi, ma victoire sur la mort, c’est pour toi ». Disons merci au Seigneur qui donne tout, même au pécheur.

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