Quatrième dimanche de l’Avent

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Publié le 13 décembre 2021

Voici la servante du Seigneur : que tout m’advienne selon ta parole. (Lc 1, 38)

Dieu a une idée fixe : associer les plus humbles à la révélation de sa gloire et faire porter sa puissance par les plus faibles. Si vous connaissez vos limites, écoutez : Dieu vous dit « tu es faible, tu as des défaillances, mais je vais me servir de toi pour faire avancer mon royaume ». Prenons un instant pour prier ainsi : « Tu veux qu’avec mes défaillances, je serve ton Royaume ».

Homélie du père Louis Groslambert pour le quatrième dimanche de l’Avent

Le rôle du petit

Le prophète Michée dit en substance : « Toi, Bethléem, tu es le plus petit mais tu portes le plus grand ». Dieu parle par les petits, les modestes. Si la naissance du Christ est entourée de pauvreté et de petitesse, ce n’est pas par un mauvais concours de circonstances mais parce que Dieu choisit toujours ce qui est faible. Quand Dieu a besoin d’un père des croyants, il choisit le couple d’Abraham dont la faiblesse est d’être stérile. Quand Dieu a besoin d’un porte-parole, il choisit Jérémie dont la faiblesse est d’être bègue. Quand il a besoin d’un chef des apôtres, il choisit un homme dont la faiblesse est d’avoir renié. Quand il a besoin d’une mère pour le Christ roi, il choisit une demoiselle qui n’a pas d’ascendance royale (une roturière). Quand Jésus naît, il s’installe non pas dans un palais de la capitale mais une étable. Et quand il est temps d’adorer l’enfant, il invite des bergers dont la faiblesse est d’être impurs. Bref, Dieu a une idée fixe : associer les plus humbles à la révélation de sa gloire et faire porter sa puissance par les plus faibles. Si vous connaissez vos limites, écoutez : Dieu vous dit « tu es faible, tu as des défaillances, mais je vais me servir de toi pour faire avancer mon royaume ». Prenons un instant pour prier ainsi : « Tu veux qu’avec mes défaillances, je serve ton Royaume » (silence)

L’offrande de soi       

Ce qui caractérise le Christ, c’est son attitude filiale qui lui fait dire « me voici, je viens faire ta volonté ». Or la volonté du Père, c’est de mettre de la vie là où il y a de la mort, de dire à l’homme coupable qu’il est gracié, de changer l’homme impitoyable en homme miséricordieux, de faire renaître l’homme qui mène une vie sans but pour qu’il soit porteur d’amour.


Marie est aussi caractérisée par sa confiance filiale qui lui fait dire « je suis la servante du Seigneur », ce qui veut dire « me voici, je viens faire ta volonté ». Nous qui avons rencontré le Christ, prenons un instant pour prier ainsi : « Dans ma famille, dans mon quartier, dans mon cercle de travail, je viens faire ta volonté » (silence)

La messe

La visitation de Marie à Élisabeth, – en fait la visitation de Jésus à Jean Baptiste – nous la racontons dans le cadre de la messe où le Christ vient encore nous visiter pour réaliser « l’accomplissement » de sa promesse, comme dit Élisabeth. L’accomplissement auquel la messe nous invite à croire, se réalise quand les fidèles deviennent ce qu’ils reçoivent : le corps du Christ, quand le fruit du travail des hommes est consacré, quand la paix est donnée, quand la Parole est proclamée et obéie… bref quand le Seigneur répand son Esprit sur toute chair. De son côté, à la messe, Dieu fait tout pour que cela s’accomplisse.


Mais sommes-nous prêts à « croire à l’accomplissement des paroles » ? Il est utile de dire avec le Christ qui réalise cet accomplissement : « Tu m’as fait un corps ; alors j’ai dit « voici, je suis venu pour faire ta volonté » (2ème lecture). Croire à l’accomplissement va de pair avec « je viens faire ta volonté ». En fait, notre préparation à Noël n’est évidemment pas une affaire de saumon ou de dinde, mais une affaire d’engagement de foi. Renouvelons notre acte de foi. (silence)



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