Depuis lundi 24 août, 55 jeunes de tout le diocèse participent au camp Sport&Spi édition 2026. Avant de retrouver leurs parents, ce jeudi 27 août, quatre d’entre eux nous ont confié leurs témoignages.
« C’est génial de voir leurs sourires », constate Laure, 20 ans, qui participe à Sport&Spi depuis la première édition. Depuis trois ans, elle anime les groupes de jeunes qui sont quatre ou cinq ans moins âgés qu’elle.

C’est quoi le bonheur?
L’édition 2026 de Sport&Spi proposait aux jeunes de partir à la quête du bonheur. Isabelle Faure, de la pastorale des jeunes, détaille le programme qui leur était réservé:
- Lundi, après avoir écouté une chanson, les jeunes se sont lancés dans un atelier créatif pour décrire « qu’est-ce que c’est le bonheur? »
- Mardi, c’était par le biais du théâtre impro qu’ils ont pu élargir cette perception du bonheur. « Nous avons besoin des autres pour être heureux », résume la responsable de la pastorale des jeunes.
- Mercredi représentait une journée un peu plus sportive, avec une marche de 14 km présentant quelques dénivelés. En fin de journée, trois grands jeunes ont apporté leurs témoignages sur ce qu’est le bonheur pour eux.
- Jeudi, les jeunes ont écouté le texte des Béatitudes, puis ils ont choisi celle qui les touche le plus.

Florian, un des grands animateurs de 19 ans, qui avait déjà entendu des enseignements sur le bonheur, retient de cette semaine que nous n’avons pas à suivre un chemin tout tracé. De son côté, Teddy, 21 ans, remarque que « les jeunes de 5 ans de moins que moi ont une autre idée du bonheur. » Tous s’accordent sur ce fait: « Quand on est avec Dieu, on est heureux. »
La joie de vivre
Le camp Sport&Spi offre aussi la possibilité de profondes discussions spirituelles entre jeunes d’âges différents. Arthur, 22 ans, qui animait un groupe de filles âgées de 13 à 15 ans, souligne notamment « la profondeur d’esprit, l’intériorité et la joie de vivre » qui régnait dans ce groupe.


Et quand nous interrogeons les grands animateurs sur un moment du camp qui leur reste en mémoire, ils répondent quasiment unanimement par le temps d’adoration qui avait lieu jeudi soir. « C’est un exercice habituellement très compliqué pour les jeunes de rester en silence, et d’entrer en eux-mêmes », explique Laure. La veillée a commencé par un moment de prière comme ceux vécus à Taizé, avant de se poursuivre par l’adoration elle-même. « Nous l’avons guidé pendant un quart d’heure », précise Isabelle Faure. Puis ceux qui voulaient pouvaient rester, ou partir.
« Ce que nous vivons ici », souligne avec humour l’un de nos interlocuteurs, « est une réponse à cette fausse idée qu’il n’y a pas de jeunes dans l’Église aujourd’hui ». Laure ajoute en conclusion: « Ca m’apporte beaucoup d’espoir dans l’avenir, de voir qu’ils ont la foi. »
Recueilli par Anne-Françoise de Beaudrap
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