Trente-et-unième dimanche du temps ordinaire

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Publié le 28 octobre 2022

« Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Que signifient les verbes descendre et monter, très présents dans l’Évangile d’aujourd’hui ? Est-ce que Jésus continue à nous le dire aujourd’hui ?

Prédication du père Louis Groslambert pour le trente-et-unième dimanche du temps ordinaire

Les enfants (de 7 à 77 ans) aiment entendre ce récit où l’on raconte que Zachée monte dans l’arbre… Mais ce récit n’est pas infantile : il énonce des messages graves !

Le récit utilise beaucoup les verbes descendre et monter. Jésus part de Jérusalem qui est à 450 m au-dessus du niveau de la mer, et il descend jusqu’à Jéricho, à 250 m en dessous du niveau de la mer : Cette descente de 800 m est symbolique de l’abaissement de Jésus : pour vous, pour moi, il s’est abaissé jusqu’à se faire notre Serviteur, le serviteur souffrant. Le récit renforce l’abaissement de Jésus en disant que Zachée monte dans l’arbre pour voir Jésus ; c’est à dire que Jésus se plait à être plus bas que le pécheur, plus méprisé que les méprisés de la terre, tenu lui-même pour moins que rien… (n’est-il pas vrai que beaucoup tiennent Jésus pour moins que rien ?) Quand la messe fait entendre « mon corps livré pour vous », l’Église rappelle que le Christ tient pour plus important que lui-même l’homme tombé au plus bas. Quant à Zachée, lui qui était monté dans l’arbre, à son tour, il doit s’abaisser comme le sauveur : Jésus lui dit : « descends » ; non seulement « descends de l’arbre, mais descend de l’estrade où tu penses que ta fonction officielle t’a fait monter ». Nous aussi, il nous faut descendre de l’escabeau de nos prétentions, de nos supériorités, de nos bons principes ; il nous faut descendre en nous faisant serviteurs des autres, en considérant que les autres sont plus importants que nous.

Jésus justifie son abaissement en disant ‘le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ». Quelle chance ! quelle bénédiction ! Le monde est perdu dans son adoration de l’argent, enlisé dans ses guerres sans fin ; l’humanité avoue que, même si elle sait investir des milliards pour des conquêtes techniques, elle est nulle puisqu’elle ne sait pas mettre fin à la traite des personnes, à la diffusion des drogues, aux assassinats… et à la misère des peuples entiers. Eh bien, à cette humanité, Jésus est venu apporter du salut ! Vous voyez que l’affaire de Zachée énonce des messages graves.

C’était le 3 novembre 1979, il y a 43 ans ; ce jour là, le pape st Jean Paul II a signé le document par lequel il a décrété la création de notre diocèse. Les raisons qui ont plaidé pour la création du diocèse sont celles qui ont poussé Jésus à aller chez Zachée. En effet, notre diocèse doit montrer aux habitants de notre Nord Franche Comté que l’amour de Dieu descend dans leur histoire, même si elle est médiocre, et même si les aléas de l’industrie, le laïcisme et bien d’autres réalités rendent la vie chrétienne difficile. Par le diocèse, Jésus Christ dit aux gens de Belfort Montbéliard : « il faut que j’aille demeurer chez vous ». Être d’un diocèse, c’est être conscient de la nécessité de montrer aux gens que le Christ est présent à tous ceux qui décident, à tous ceux qui travaillent, à tous ceux qui enseignent, à tous ceux qui soignent, à tous ceux qui sont malades, à tous ceux qui pensent qu’ils ne sont pas aimables…

Le centre de notre foi, c’est le Christ qui vient toujours pour chercher et sauver ce qui semble perdu, qui vient toujours faire œuvre de résurrection. Et l’Église est le groupe qui s’exerce à reconnaître les signes de l’activité de Jésus et qui peut en porter le témoignage. Alors merci à vous qui êtes témoins que le Christ est venu dans ce Nord Franche Comté. Merci à vous qui par votre fidélité montrez le Christ fidèle ; à vous qui par votre pardon montrez le Christ pardonnant ; à vous qui par votre quête de la justice montrez que le Christ est présent ; à vous qui par votre abaissement montrez le Christ serviteur ; à vous qui dites comme Jésus « mon corps livré pour les autres ». Merci à vous ! et merci à Dieu qui répand sur vous l’Esprit de Jésus.

Méditer avec l’émission Parole pour un dimanche sur RCF :

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