Troisième dimanche de l’Avent

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Publié le 9 décembre 2022

Dimanche de Gaudete

« Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent »… Ce 3ème dimanche de l’avent est appelé « dimanche de la joie » , car la Parole attire notre attention sur le fait que Dieu travaille résolument à apporter le salut. Comme dit le psaume : il ouvre les yeux des aveugles, aux affamés, il donne la pain, il délie les enchaînés. Dieu ne reste pas sans rien faire quand les hommes sont dans la difficulté.

Homélie du père Louis Groslambert pour le troisième dimanche de l’Avent

Jean Baptiste, depuis sa prison, a appris que Jésus ouvre les yeux des aveugles, qu’il donne du pain aux affamés. Lui, il avait douté de la qualité de Jésus en demandant « devons-nous en attendre un autre » ; eh bien, son enquête l’a conduit à conclure que Jésus réalise bien les œuvres de Dieu, qu’il est bien celui qui doit venir et qu’il n’y a pas lieu d’attendre un autre sauveur.

Frères et sœurs, il est indispensable que nous menions la même enquête : est-ce que, à notre époque, comme à l’époque de Jean Baptiste, le Seigneur guérit ? Est-ce qu’il encourage, est-ce qu’il relève ? Est-ce qu’on a de la joie quand on repère les signes de son action ?

Les membres de la communauté de saint Matthieu se demandaient si Jésus était le sauveur puissant qu’annonçaient les prophètes puisqu’il ne les libérait pas de la persécution. Peut-être nous interrogeons-nous pareillement : puisque Jésus ne met pas hors d’état de nuire les violeurs, les assassins et les traîtres, puisqu’il ne met pas fin aux haines, aux injustices, aux mépris et aux maladies…avons-nous eu raison de lui donner notre confiance ? Puisqu’il se présente comme le puissant, ne devrait-il pas abattre les faiseurs de mal comme le bûcheron abat un arbre ? Est-il vraiment le médecin de l’humanité ? Ne devrions-nous pas nous tourner vers Mohamed ou vers Bouddha ? ou plus radicalement, manger, boire faire du commerce et ne pas nous poser de question ?

Puisque la question de Jean Baptiste se pose aujourd’hui, réécoutons le résultat de son enquête : Depuis que Jésus est là, les aveugles voient, les boiteux marchent, ceux qui sont déclarés pas aimables sont manifestement aimés… Oui, nous avons bien fait de donner notre confiance à Jésus qui prend soin de ses frères, qui fait avancer ceux qui sont paralysés par la peur, qui manifeste sur la croix qu’un amour sans limite est offert aux mal aimés.

Comment agit le Seigneur ? Par nous, ses disciples ! Il nous dit « fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent ‘prenez courage ». Frères et sœurs, une voix vous murmure : « prends soin de ton frère, le voisin qui déprime, le vieillard qui est seul, le jeune qui tâtonne… ». C’est pourquoi, il est utile de repérer les appels à aimer qui nous sont adressés… et à y répondre. C’est même un grand honneur de prendre soin de quelqu’un, car celui qui prend soin d’un frère rend visible la présence du Christ dans le monde… il met le Christ au monde, comme Marie… Donc si vous aidez les éclopés en tous genres à s’apercevoir qu’ils sont aimés, c’est vous qui avez raison.

En voyant mille délicatesses posées sur des faiblesses et des blessures, nous conclurons que Jésus est bien l’envoyé de Dieu. En voyant mille mains tendues aux réfugiés, aux endeuillés, aux personnes seules… nous concluons que le Christ est vivant et qu’il rend les gens capables d’apporter au monde la vraie vie. Bref, comme Jean Baptiste, nous voyons les signes de l’Esprit Saint. (Et nous en collectons dans notre précieuse boite).


            Du coup, notre prière est stimulée : Viens Seigneur Jésus ! Venez divin Messie ! Nous attendons ta venue !

Méditer avec l’émission Parole pour un dimanche sur RCF :

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