Des paroissiens de St Jean-Baptiste, St Marc, St Pierre et Mère Teresa, les quatre paroisses du doyenné de Belfort, ont passé ce samedi 10 octobre à l’église Ste Thérèse le Mont. Au menu: réfléchir à l’avenir de l’Église pour les prochaines années. Après un temps en ateliers, les pistes de réflexions et les questions ont été remontées à Mgr Jachiet.
Il y avait beaucoup de monde depuis 14h entre l’église et la salle paroissiale de Sainte Thérèse. Pourtant, l’évêque a souligné en introduisant la célébration: « Nous sommes beaucoup plus nombreux. Sont aussi présents tous ceux qui habitent sur le territoire de nos paroisses, ceux qui sont malades ou empêchés, etc. » Quelques minutes plus tôt, le père Alexandre Voisard, doyen des paroisses de Belfort, invitait à « remettre dans la prière et dans l’action de grâce ce que nous avons vécu cet après-midi. »
L’après-midi a commencé bien avant l’arrivée de l’évêque. Dans un premier temps, les paroisses se sont présentées les unes aux autres à travers quelques explications enrichies d’un diaporama. Les Équipes d’Animation Pastorale avaient préparé une synthèse des forces et des fragilités de chaque paroisse. Cela a donné lieu à la première question posée en petits groupes: qu’est-ce que vous découvrez ?
Des paroisses au doyenné, quelles forces et quelles fragilités ?
En ateliers, les groupes d’environ huit personnes devaient ensuite réfléchir aux forces et faiblesses qui se ressentent au niveau du doyenné. Beaucoup ont souligné un problème de communication entre les paroisses, un manque de temps forts aussi à l’échelle du doyenné, mais en parallèle la complémentarité des charismes a souvent été évoquée.
La troisième question abordée en petits groupes a permis de réfléchir sur les propositions en matière de:
- annonce de la foi
- vie fraternelle et service
- célébrations
Après avoir entendu la multitude d’idées et les questions également posées, le père Alexandre remarque: « Nous sommes mûrs pour travailler en doyenné. » Mgr Jachiet complète par l’idée que « derrière le mot communication, on peut entendre le mot ‘communion' ».
Les personnes présentes à la salle Sainte Thérèse (le Mont) ont ensuite profité de cette occasion d’interroger l’évêque. Les questions portaient sur : l’avenir des paroisses, la raison de la raréfaction du nombre de prêtres, le bien-être de ceux-ci, l’avenir aussi des communautés religieuses. Ce temps d’échanges s’est terminé par de beaux témoignages émis spontanément par des personnes qui ont vu la présence de l’Esprit dans tel ou tel moment de leurs vies.
Comment se manifeste le bonheur?
Mgr Jachiet a encore abordé l’attitude qu’on peut attendre d’un chrétien, dans l’homélie de la célébration eucharistique. En lisant l’Évangile de ce dimanche, où « chacun de nous est invité à la noce et chacun est libre de sa réponse », l’évêque se demande: « comment pouvons-nous nous dire Chrétien? Comment être témoin de Jésus? » Le prédicateur propose alors une définition: « le Chrétien n’est pas quelqu’un de parfait. C’est quelqu’un d’habité par la joie d’être sauvé. Il recherche des occasions d’être attentif à l’autre, le recommençant, le malade, le nouveau venu dans la foi, etc. Il profite aussi de toute occasion de construire la paix. »
Il est difficile de dire si la visite pastorale de Mgr Jachiet a rendu chacun et chacune profondément heureux. Elle aura certainement contribué à créer des liens entre les paroissiens d’églises voisines, des relations qui pourront se prolonger au sein du conseil pastoral de doyenné comme en d’autres occasions.

















