
Paroles de baptisé……
Depuis l’âge de 4 ans, la musique me passionne d’abord à travers l’accordéon dont mon parrain est un fin virtuose et auteur compositeur. Plus tard j’ai compris pourquoi mes parents ne voulaient pas que j’apprenne cet instrument. L’accordéon pour eux était synonyme de bal et pour mes parents on ne fréquente pas les bals
J’ai l’opportunité à 10 ans d’entrer au petit séminaire de Maiche où le solfège et l’instrument sont des matières enseignées
Je choisis le piano où rapidement je progresse. Après Maiche je continue mes études chez les frères de St Jean de Dieu. Pendant toute ma scolarité je préfère le piano au ballon rond lors des récréations. D’ailleurs mon premier professeur de musique m’a conseillé un jour de ne « jamais arrêter la musique car ce serait comme si on te privait de manger »
N’ayant pas d’instrument chez mes parents pendant les vacances j’obtiens l’autorisation de m’exercer sur l’harmonium et l’orgue de l’église de Beaucourt. Je gagne la confiance de l’organiste et du chef de chœur et à 14 ans lors des vacances d’été j’accompagne pour la première fois la messe, un dimanche de juillet. C’est mission accomplie et le début d’un long cheminement
A 17 ans je reviens à Beaucourt pour commencer une autre expérience de vie : le monde du travail. Depuis quelques années déjà, pendant les vacances je participe à la vie paroissiale dans un groupe de jeunes, j’y prend peu à peu ma place et des liens forts et amoureux se nouent et conduisent au mariage. En parallèles je prends des cours d’orgue à Delle chez Monsieur Roger Campredon organiste titulaire des orgues de Delle. Peu à peu j’accompagne tous les enterrements car le curé de la paroisse négocie avec mon employeur les sorties anticipées
Pour les besoins du travail nous partons habiter à Paris et la aussi l’orgue permet de m’intégrer dans une paroisse
En 1971, nous revenons habiter à Etupes, pour Noel je suis appelé pour dépanner la chorale paroissiale de Fesches le Chatel –Allenjoie, son organiste Louis Widolf est âgé et ne peux plus assurer………….. le dépannage dure depuis 55 ans……
Assurer l’orgue chaque dimanche est un service d’Eglise qui me questionne.
A cette époque Vatican II est passé par là et J’ai envie d’approfondir le rôle du chant et de la musique en liturgie. Plusieurs formations naissent dans notre jeune diocèse, j’y participe encouragé par des amis prêtres. D’autres paroissiens me suivront et nous pourrons ainsi créer au sein de la paroisse, les premières équipes au service de la liturgie. Je suis appelé comme formateur pour le choix des chants dans les célébrations ainsi que la place de la chorale dans l’assemblée. Pour moi musique et chant font partie intégrante de la liturgie, ils sont au service de celle-ci ; du silence à la psalmodie en passant par les cantilènes ou les cantiques, ils ne sont pas optionnels mais favorisent la communion, ils permettent à l’assemblée de mieux entrer dans le mystère célébré en participant au rite…Celle-ci n’assiste plus à la messe comme d’antan, car chanter ensemble permet de faire corps.
Des règles précises régissent la musique liturgique et toutes les musiques ne sont pas aptes à remplir ce rôle. Voir Chapitre IV de la Constitution Sacrosanctum Concilium qui nous donne les principes généraux
Jean Pierre et Antoinette GUERRINGUE











