Vers une paix désarmée et désarmante
Contemplant Jésus dans la crèche de nos maisons, de nos églises et de nos villages, nous reconnaissons dans l’humilité de Dieu le prince de la paix annoncé par les anges :
Paix désarmée. « La paix de Jésus ressuscité est désarmée, car son combat fut désarmé » dans les circonstances historiques de son arrestation et de sa passion : ‘Rentre le glaive dans le fourreau’ (Jean 18, 11) » constate le Saint Père.
Paix désarmante. « La bonté est désarmante, et c’est peut-être pour cela que Dieu s’est fait petit enfant comme le chante les anges ‘Paix sur la terre’ aux hommes qu’il aime. (Luc 2, 14-18) »
« Cette salutation très ancienne, encore utilisée aujourd’hui dans de nombreuses cultures, a retrouvé toute sa vigueur le soir de Pâques sur les lèvres de Jésus ressuscité. ‘La paix soit avec vous’ ( Jean 20, 19.21) est sa Parole qui non seulement souhaite, mais réalise un changement définitif en celui qui l’accueille et, ainsi, dans toute la réalité. Il s’agit de la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. »
« Pèlerins d’espérance, entreprenons en nous-même ce désarmement du cœur, de l’esprit et de la vie auquel Dieu répondra en fidélité à ses promesses. »
(Pape Léon, Message pour la journée mondiale de la paix le 1er janvier 2026)
Oui, de la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère, celui d’une paix à accueillir en et par nos vies.Que chacune de nos familles et communautés devienne des « maisons de paix » afin que le monde croie que la paix est possible dans le travail patient des relations fraternelles : « ‘Le frère qui est aidé par son frère est comme une ville forte’ (Pr 18, 19). »
Olivier Teilhard,
Curé de Ste Trinité et St Antoine le Grand, Doyen de Chèvremont