Troisième dimanche de Carême
Le mot d’accueil de notre célébration de ce matin, vient à nous poser cette question : sommes-nous comme des terres asséchées ou comme des terres assoiffées de Dieu ?
Nous sommes certainement toutes ces terres.
Parfois inondées, immergées par cette eau vive que Dieu nous donne.
Et d’autres fois desséchées, toutes sèches, ne percevant pas cette eau qui donne vie.
Car cette eau et celle de notre baptême, que nous vivons parfois intensément et à d’autres instants que nous négligeons. Car cette eau venant irriguer notre vie, vient de Dieu Lui-même. Ce que Jésus dit à cette femme samaritaine, Il le dit encore aujourd’hui pour nous : « Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle. »
Cette eau du baptême, bien des personnes se préparent à la recevoir. Bien des adultes et des jeunes se mettent en marche vers ce premier sacrement. En France ils sont plusieurs milliers de jeunes et d’adultes, et au sein de notre paroisse, ils sont quatre actuellement, mais d’autres demandent déjà à s’y préparer. Nous aurons la lourde charge de les accueillir au sein de notre communauté. Car cette eau que Dieu nous donne par son Fils Jésus, et pour toute personne. Elle est une eau à diffuser, à distribuer. Comme cette samaritaine, ne la gardera pas pour elle, offrant à beaucoup d’autre samaritains « de cette ville » à croire en Jésus, allant jusqu’à affirmer : « C’est vraiment Lui le Sauveur du monde. »
Et c’est ce que nous souhaitons à celles et ceux qui cheminent en vue de recevoir le sacrement du baptême de parvenir à découvrir que Jésus et Celui qui donne la vie éternelle. Nous donnant de vivre ce passage de cette terre desséchée qui est la mort, à cette terre abreuvée où la vie demeure à jamais. Et c’est dans cette démarche de foi que nous vivons notre rencontre avec notre Seigneur. Cette rencontre qu’a faite cette samaritaine et qui a transformé sa vie, à venir en faire une personne qui a transmise ce lien intense qu’elle a eu avec Jésus, auprès des siens.
Qu’en notre marche vers Pâques, notre espérance en cette eau vive qui renouvelle notre baptême, nous parvenions nous aussi à transmettre ce qui fait notre lien et notre union à Dieu en son Fils Jésus, dans l’Esprit Saint.
Que nous parvenions à raviver cette eau vive de notre baptême, celle que Dieu en Jésus-Christ nous donne à chaque fois que nous puisions en sa Présence pour vivre unit dans la confiance et cet amour que Dieu met en nous et qui nous donne de croire, comme saint Paul nous y invite, que « L’espérance ne déçoit pas. »