Deuxième dimanche de Pâques,
Divine Miséricorde
Dimanche dernier nous fêtions dans la Joie la Résurrection de notre Seigneur Jésus le Nazaréen.
Aujourd’hui nous entrons dans ce que l’Église nous invite à reconnaître depuis l’an 2000 : le dimanche de la Divine Miséricorde.
C’est le pape saint Jean Paul II qui institua cette fête.
Reconnaître que Dieu le Père, par son amour pour nous, et par le don de son Fils cloué au bois de la croix, nous donne avec tout ce que nous sommes, d’entrer dans son Amour infini pour son humanité.
Quelle belle prière de l’apôtre Saint Pierre, commençant ainsi, comme vous avez pu l’entendre : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts… »
Et c’est cette vivante espérance enracinée en nous qui nous donne de nous rassembler en Église en ce moment même. Oui, invités à croire que l’Amour et la Paix venant de Dieu peuvent habiter le cœur de chacune et de chacun. De nous bien sûr, mais aussi de bien d’autres personnes. Car cet Amour et cette Paix de Dieu donnée par Jésus à ses disciples et un vrai souffle de vie pour tout être de chair.
C’est déjà entrer en la Résurrection de notre Seigneur Jésus.
Mais pour cela nous avons notre libre arbitre, notre propre choix à faire et à vivre.
Nous avons à accueillir en nous, l’Esprit-Saint comme le demande Jésus à ses disciples. L’Esprit, vivante espérance qui nous appelle à croire au-delà de ce que nous pouvons voir en nous et autour de nous. Le Ressuscité nous rejoint sur nos chemins de chaque jour. Il nous transmet l’Amour du Père : « comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimé, et de cet Amour aimez-vous les uns les autres. »
La Miséricorde de Dieu n’est pas une affaire personnelle. Moi et Dieu.
Non elle s’inscrit dans une dimension collective. Jésus ne vient pas à la rencontre de chaque disciple, il vient là au milieu d’eux. Il retourne même huit jours plus tard, car lors de sa première venue, il nous est dit : « Or, l’un des douze, Thomas appelé Didyme (c’est à dire Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu. »
Oui l’Amour et la Paix de Dieu en Jésus-Christ nous sont bien donnés.
Et c’est en Église, en assemblée rassemblée que nous pouvons le reconnaître et en vivre. Le court passage du Livre des Actes des Apôtres le souligne bien.
Par cette dimension fraternelle et communautaire, par cette attention d’une mise en commun et cela dans la foi et la pratique de celle-ci en vivant ce repas ensemble, ou pour celles et ceux qui ne le peuvent pas, par l’intermédiaire des moyens mis aujourd’hui à notre disposition : Internet, radio, télévision et par les porteuses et les porteurs de communion qui prennent le relais et offrent d’accueillir pour bien des malades et des personnes âgées, la Miséricorde de Dieu en ce don du corps de Jésus le Ressuscité.