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Seizième dimanche du temps ordinaire

Nous sommes bien rassurés, Jésus dit à la foule que ce qu’il propose est une parabole.

En effet, qui laisserait pousser l’ivraie dans son champ.

Abonné au panier des Jardins d’Idée de Bavans, bien des salariés passent leur temps à désherber à la main, comme bien des particuliers qui cultivent leur jardin.

Alors pourquoi cet homme, ce maître tient tant à laisser pousser l’ivraie au milieu du bon grain ? Car nous ne sommes pas dans un champ ordinaire, mais Jésus nous parle du « royaume des Cieux. » Lieu où la vie prend tout son sens.

Enracinée dans l’amour de Dieu qui donne la Vie Éternelle, et qui nous invite à entrer dans cette démarche à notre tour de donner la vie autour de nous. En étant juste et en mesure de vivre au-delà de nos erreurs commises, comme le souligne si bien le livre de la Sagesse en cette première lecture de notre liturgie : « Le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance :

« Après la faute tu accordes la conversion. »

Si la plante ne peut pas se transformer elle-même, l’humain, lui peut changer au cours de sa vie de trajectoire. Car comme le rappelle l’apôtre Paul aux chrétiens de Rome : « L’Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse. »

L’Esprit de Dieu habite en nous, si nous le laissons agir en notre cœur.

Alors peut-être nous serons ce bon grain dont parle Jésus dans sa parabole.

Grain dès ici-bas, en agissant selon « les intentions de l’Esprit » et non seulement nos propres intentions. Comme celles de vouloir enlever l’ivraie au risque « d’arracher le blé en même temps. »

En effet, il nous arrive toutes et tous à certains moments de notre existence, d’être ce bon grain, qui comme nous l’entendions ce week-end dernier donne du fruit « à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Mais malheureusement, il nous arrive d’être cette ivraie, cette herbacée, qui nuit à la vie de nos semblables, en agissant selon notre volonté, loin de nous mettre à faire la volonté de notre Père, comme nous le disant tant pourtant dans notre prière :

« Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Loin du royaume des Cieux, uniquement attaché au champ de notre monde, où Jésus est venu nous rejoindre, pour nous guider et nous élever auprès de son Père « qui est aux cieux. »

Oui, belle espérance qui nous est faite, comme le souligne si bien le livre de la Sagesse, celle de parvenir à changer en nous-mêmes pour être, comme ce bon grain, ramassé lors de la moisson et mit dans le grenier du maître du royaume des Cieux, c’est à dire là où règne Dieu le Père en son Fils Jésus notre Seigneur.

Laissons grandir en nous ce qui peut porter du fruit, ainsi nous répondrons à l’appel de Jésus. Faisons de notre vie, une réponse à l’amour de Dieu envers nous.

Cet amour qui fait pousser et grandir l’épi de vie pour nous et pour nos sœurs et frères en humanité.

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