Dix-huitième dimanche du temps ordinaire
Le prophète Isaïe vient nous rejoindre par sa première lecture dans notre pleine actualité : « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! », potable soit-elle.
Car en effet, par ces chaleurs qui n’ont finissent pas, l’eau est reconnue, en ces jours, comme un élément vraiment essentiel pour tous les êtres vivants.
Des végétaux, aux animaux, aux humains que nous sommes !
Aussi bien Isaïe vient nous ouvrir sur nos besoins vitaux, ce boire à sa soif et de manger à sa faim, tout comme Jésus dans l’évangile.
Allant jusqu’à provoquer ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Nourritures quotidiennes si nécessaire à notre organisme physique et biologique. Mais cette nourriture ne se suffit pas à elle-même.
Une autre nourriture est bénéfique pour notre vie tout entière, celle de vivre de « l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. » comme le souligne si fortement l’apôtre Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome.
Nous en faisons tous l’expérience, autour d’un bon plat ce qui nous unit et tout aussi apprécié que ce que nous mangeons. Surtout si nous parvenons à reconnaître que tout cela nous est donné sans y mêler l’argent, mais bien au contraire l’amitié et l’amour qui nous rassemble ensemble. Et c’est bien souvent ce qui se passe en ce temps estival et ce temps du repos pour beaucoup. C’est le temps du repas partagé avec des amis, avec des membres de nos familles. Des retrouvailles pour certaines et certains d’entre nous. Le repas devient presque un prétexte, s’inscrivant non plus dans une nécessité de boire et de manger, mais plutôt de se voir et de se rencontrer. Là est révélé ce lien qui nous relie les uns aux autres et à cet amour de Dieu envers nous.
Alors oui, nous pouvons reprendre à notre compte cette question de Paul à ses frères :
« Frères, qui pourra nous séparé de l’amour du Christ ? »
Car ce savoir aimé est plus fort que tout. Cela nous rassasie bien mieux que des « viandes savoureuses » ou « des pains et des poissons. »
L’un n’enlève pas l’autre, mais l’un est bien supérieur à l’autre.
A l’image de cette « alliance éternelle » du Seigneur s’engageant envers son humanité. Venant nous redire toute sa tendresse et sa bonté, comme le souligne si bien le psaume de cette liturgie :
« Tu rassasies avec bonté tout ce qui vit. »
C’est certainement pourquoi, en ces temps de guerres, de canicules, de feux, Tu viens en nos cœurs nous inviter à prendre soin de tout être vivant et de tout ce qui donnent vie, en nous et autour de nous.
Que chacune et chacun à notre dimension, nous en prenions conscience pour le bien de notre « maison commune » pour reprendre l’expression de notre pape François.
Et pour le bien de chaque être humain appelé à entrer dans « l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. »