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Vingtième dimanche du temps ordinaire

« Au-delà de toutes frontières » vient à mettre en titre le Missel des Dimanches, revue que certaines paroissiennes, certains paroissiens ont chez eux.

En effet, si dans l’évangile de Matthieu, il est fait à plusieurs reprises allusion de cette attitude de Jésus de mettre une priorité nationale, si j’ose dire, avec les « brebis perdues de la maison d’Israël », son ouverture vers l’extérieur reste malgré tout intacte.

Jésus sait bien que sa mission et celles de ses disciples ne s’arrête pas aux limites du territoire du peuple élu et choisi par Dieu. D’ailleurs, il nous est dit dans ce passage que nous venons d’entendre que Jésus et les siens se trouvent « dans la région de Tyr et de Sidon. » Jésus sort en quelque sorte de son périmètre d’action et il est mis à l’épreuve par cette femme, cette mère habitant la ville de Cana.

Lieu où d’après l’évangéliste Saint Jean, Jésus réalise son premier signe bien connu du changement de l’eau en vin lors d’un mariage où il est invité avec sa mère Marie et ses tout premiers disciples. Cette cananéenne y était-elle ?

L’histoire ne nous le dit pas !

Quoiqu’il en soit Jésus répond à la demande de cette dame. Allant jusqu’à reconnaître la grandeur de sa foi. Seul, Jésus peut se mettre à évaluer la foi, la confiance en Dieu de chacune et de chacun d’entre nous. Cette relation qui nous unit à Dieu.

Et cette femme l’exprime déjà par le fait d’oser interpeller Jésus par ses cris.

Cris qui dérangent : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris » viennent à dire les disciples. En effet quoi de plus énervant que d’entendre crier !

C’est peut-être un appel pour nous encore aujourd’hui de nous mettre à l’écoute de bien des cris qui jaillissent dans notre monde actuel. Un appel à dépasser notre propre mise de frontières et de barrières qui font obstacle à toute relation avec d’autres populations, alors que déjà le prophète Isaïe demandait par la voie du Seigneur, de comprendre que le lieu de pratique de la foi, se doit d’être reconnu comme « Maison de prière pour tous les peuples. »

Pas étrange alors que nous sommes ici dans cette église de Notre Dame de l’Assomption, à Goux les Dambelin, juste après avoir célébré cette solennité en Église, hier. Nous sommes venus jusqu’ici, comme nous l’avons fait pour plusieurs d’entre nous déjà dimanche dernier à la ferme d’Esnans !

Avec Jésus prenons cette audace d’abolir toutes les frontières qui nous empêchent de nous ouvrir et de nous tourner les uns auprès des autres et de nous accueillir pour vivre ensemble notre relation à Dieu en Jésus-Christ, qui ne cesse de venir à notre rencontre où que nous soyons. Avec Marie, sa mère et notre mère, réjouissons-nous de la venue en notre humanité, de Celui qui vient nous sauver, à l’image de cette fille « guérie. »

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