Vingt et unième dimanche du temps ordinaire
Nous sommes déjà loin des épreuves du bac. Nous sommes plutôt tout proche de la rentrée scolaire. Et pourtant l’évangile de ce jour, nous dévoile le maître Jésus.
Le voici en bon professeur interrogeant ses élèves, les disciples.
Ceux-ci tentent des réponses : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus affine sa question et attend une réponse franche de leur part !
Alors Simon-Pierre, l’élément le plus perturbateur du groupe, se lance pour répondre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Rien que ça !
Manque de bol pour notre ami Pierre, ce n’est même pas lui qui a trouvé la bonne réponse. C’est le Père de Jésus « qui est aux cieux » qui lui a soufflé.
Comme quoi, même pour réussir un examen, avec le maître Jésus, cela n’est pas seul que nous le réussissons. Pierre en fait l’expérience. Par cela même, nous sommes invités à reconnaître que Dieu en Jésus se révèle et dévoile son identité par l’aide de son Père. Notre foi s’inscrit dans notre chair et notre sang, comme nous le vivons tant lors de chaque eucharistie en recevant le corps et le sang de notre Seigneur, mais elle s’inscrit d’abord dans ce recevoir du don de la foi en Dieu le Père de notre Sauveur. Nous avons à accueillir ce don de Dieu fait pour nous et non pas à nous l’approprier.
A l’image de ce gouverneur Shebna qui devra laisser sa place à Éliakim appelé par le Seigneur. Il en est de même pour Pierre, appeler par Jésus :
« Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église… » C’est le Seigneur qui donne ce pouvoir de le servir et de vivre pour Lui.
En reconnaissant Jésus comme le Christ, l’envoyé du Père, nous sommes invités à faire de même. A reconnaître que nous aussi nous sommes appelés et envoyés.
Nous sommes invités à répondre à l’appel du Seigneur, et non seulement et simplement à notre propre désir et volonté. Pierre le bon élève du moment, reçoit de la part de Jésus une responsabilité énorme. Il ne pourra pas l’assumer seul.
Il devra le faire avec les autres élèves, les autres disciples et même avec ceux qu’il n’aura pas choisi, comme l’apôtre Paul, dont l’Église, très souvent, les adjoindra comme missionnaires communs du Christ Jésus.
C’est ce que bien des bâtiments églises rappellent comme l’église de Mathay, celles d’Hérimoncourt, de Glay pour n’évoquer que celles de notre doyenné, qui ont comme Saints patrons Saint Pierre et Paul.
Être et devenir un bon élève du Christ Jésus, à l’image de Pierre, demande de retenir la leçon. Comme il nous est donné de le percevoir, Pierre, n’y parviendra pas toujours. Mais il aura l’humilité de reconnaître que ce qui lui est donné de connaître et de reconnaître en son maître et professeur Jésus, cela ne lui vient pas directement de son savoir, mais de la confiance et la foi qu’il pourra mettre en Lui.
C’est ce qu’il nous a été offert de percevoir, le dimanche 09 août, où après le reproche fait par Jésus à Pierre : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » les élèves du maître viennent en chœur, pourtant à affirmer : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »