Dix-huitième dimanche du temps ordinaire
Sacré Saint Luc. Seul évangéliste à nous parler par ce passage de ce dix-huitième dimanche du temps ordinaire de son année, celle dite C : d’avidité.
La traduction littérale grecque va même plus loin en nous parlant de : cupidité.
« Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède ».
Il nous arrive de le dire autrement : « on n’emporte rien ».
En effet, nous pouvons penser à toutes ces personnes qui restent seules chez elles, ou celles nombreuses de notre paroisse qui sont en EHPAD.
Nous en revenons à ce que nous avons entendu du même évangéliste le dimanche 21 juillet au sujet de Marthe et de Marie, de revenir au nécessaire, ce que nous pouvons aussi appeler : à l’essentiel. Et lorsque nous demeurons seul(e) chez soi ou en EHPAD, ou encore même hospitalisé, nous nous rendons bien compte, que bien du matériel et du bien financier ne sont plus premiers !
Sacré Saint Luc.
Il nous ramène à notre juste réalité. Celle de notre condition humaine.
Celle qui nous rappelle que ce que nous possédons n’est pas à inscrire dans le but d’une vie ! Bien des choses que nous avons sont bien futiles et superflues.
Elles n’apportent rien à notre quotidien, et seront encore bien moins utiles lorsque notre santé viendra à s’amoindrir.
Choses pourtant auxquelles nous tenons, à l’image de ces deux frères se déchirant suite à un héritage, événements encore bien trop vrais de nos jours :
« Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage ».
Sacré Saint Luc.
Nous renvoyant à notre relation entre nous et entre nos biens, pensant faussement que c’est en eux que nous pouvions trouver notre bonheur.
Alors que tant de personnes seules viennent à apprécier une simple visite, un geste humble d’attention. Car notre relation ne repose pas sur ce que nous possédons où même faisons. Mais bien, sur ce que nous donnons.
Lors de bien des funérailles célébrées n’est-ce pas ce qui nous est rapporté ?
En parlant de l’être qui vient de nous quitter, nous ne rappelons pas déjà ce qu’il possédait : une belle maison, une belle voiture, une belle piscine et j’en passe.
Ni parfois même son rang social : directeur, responsable de ceci ou de cela.
Nous rappelons plutôt, la relation que cette personne avait avec les siens.
« Toujours à notre écoute, discrète, attentionnée, offrant de sa personne » et la liste peut être continuée.
Sacré Saint Luc.
Il nous invite à nous questionner. A nous rappeler que ce que nous possédons reste à mettre à sa juste place. Surtout toutes ces choses matérielles qui nous entourent et que nous pouvons parfois nous servir. Certaines ne le cachons pas ont leur utilité.
Mais le plus précieux reste son utilisateur ! C’est à dire nous-mêmes et notre vie.
C’est ce que Saint Luc nous appelle à prendre pleinement conscience en cette parabole et en cette phrase pour chacun/e d’entre nous : « on va te redemander ta vie ».