Décès de diacre Pierre Rémy

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Publié le 15 avril 2024

Mgr Jachiet, évêque de Belfort-Montbéliard, les diacres, les prêtres du diocèse, les membres de l’équipe de l’aumônerie (1990-2010) de l’hôpital de Montbéliard, vous font part du décès de Monsieur Pierre Rémy, diacre permanent, survenu le 14 avril 2024, à l’aube de ses 91 ans.


Les funérailles ont été célébrés en l’église Saint-François d’Assise (quartier des Fougères) à Grand-Charmont le jeudi 18 avril 2024 à 14 heures.

Pierre Rémy est né le 16 avril 1933 à Saint-Amé (88). Il a été ordonné diacre le 29 septembre 1991. Avec son épouse Thérèse à ses côtés, son ministère diaconal a été orienté vers l’accompagnement des adolescents et des jeunes en ACE et dans la JOC mais également de ses anciens camarades de travail dans l’Action Catholique Ouvrière.

Lors de l’ordination diaconale, Mgr Eugène Lecrosnier a ainsi investi Pierre et Thérèse de leur mission : « Vous avez mission d’être ensemble un signe à travers lequel pourront se reconnaître des hommes et des femmes que j’appelle volontiers des “chrétiens silencieux” parce qu’ils vivent l’Évangile au quotidien de façon cachée, peu reconnue. »

Homélie du père François Claude pour les funérailles de Pierre Rémy

« Ce qui a retenu notre attention à Henri et à moi quand nous avons choisi ce texte, c’est la formule « les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ! » En 1991, dans cette église saint François d’Assise (tout un programme) le père évêque ordonne diacre Henri ingénieur, et Pierre ouvrier et un prêtre. Un membre de son équipe d’accompagnement avait dit : « Il n’y a qu’au milieu des petites gens, des immigrés, des malades, que Pierre trouve son épanouissement ». Et c’est sur cette base que sa lettre de mission avait été construite. L’annonce de l’évangile à tous les membres de la société, riche et pauvre si je peux m’exprimer ainsi. Au moment où notre diocèse s’apprête à ordonner de futurs diacres, à faire de nouveaux appels, le souvenir de Pierre vient nous interpeler : qui sera le prochain ouvrier diacre ? qui viendra signifier que même modeste, on peut annoncer la grandeur de Dieu. « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Mt 11, 25 »

Témoignages :

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Témoignage de Ginette et Robert Chère

Difficile de préciser quand nous nous sommes rencontrés la première fois mais ça a été le début d’une longue amitié. Nous avions beaucoup des points communs : nous faisions partie de ces gens qui quittent leur région pour venir s’embaucher chez Peugeot… Pierre et Thérèse étaient tous les deux vosgiens et avec nos origines lorraines nous prenions du temps pour en parler ! Pierre travaillait en carrosserie à Sochaux en chaîne « à la machine à roues ». Il était syndiqué et distribuait dans son secteur les tracts de la CFDT. Avec Thérèse, son épouse, nous étions dans la même équipe d’A.C.O. dont Gaby Amiot Suchet, prêtre ouvrier, était l’aumônier. Nous avions d’autres occasions de nous retrouver car nous allions leur rendre visite quand ils habitaient à la cure Sainte-Thérèse à Bethoncourt/village. Bien vite, nous avons repéré comment Pierre laissait à Thérèse le soin des détails… c’était une personne discrète avec des convictions auxquelles il tenait ! Et puis, il a été appelé au diaconat, à la demande du Père Lecrosnier, par le père Bernard Hartmann, aumônier en Mission Ouvrière. Nous avons fait partie de l’équipe d’accompagnement et il avait beaucoup de plaisir à nous réunir pour échanger sur sa formation… s’assurer qu’il était digne de répondre à cet appel….Thérèse a accompagné des enfants en A.C.E. et c’est tout naturellement qu’ils se sont mis, ensemble, au service de la JOC/F. Nous avons continué à leur rendre visite à Grand-Charmont, dans un plaisir partagé… Ce couple d’une grande simplicité, a compté pour nous… Pierre était toujours prêt à rendre service. Et nous tenions à lui dire au-revoir, à Dieu !

Témoignage de Monique d’Huissier (partagé dans le bulletin Plus belle ma paroisse en octobre 2020)

« Le quartier de l’église Sainte Thérèse de Bethoncourt a toujours été ouvrier. Trois entreprises embauchaient les personnes du quartier. ll y avait une fabrique de galoches, (d’où le nom de l’association du quartier ‘Les GOLUTCHS’), une filature et une fabrique d’horlogerie. Beaucoup de femmes travaillaient dans ces entreprises (…) Avec l’accompagnement de Pierre et Thérèse Rémy et le soutien des pères Joseph Renaud et d’Alphonse Bessot, des clubs ACE, des équipes de JOC, existaient dans le quartier. Le comité de secteur ACO se retrouvait régulièrement chez les Rémy. »

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