Dimanche de la santé

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Publié le 22 janvier 2024

Ce 11 février, nous célébrons en même temps la journée mondiale des malades et le dimanche de la santé. C’est une occasion de prier pour les malades mais également de rendre visibles et prier pour les soignants, les aidants familiaux, les visiteurs des malades, les équipes d’aumôneries, tous ceux qui œuvrent (parfois dans l’ombre) pour la prise en charge des personnes malades, âgées et handicapées.

Lire les textes pour ce dimanche sur AELF

Dans l’Évangile de ce dimanche, un lépreux plein de confiance se risque jusqu’à Jésus et ce dernier, saisi de compassion le touche – au risque d’être lui-même contaminé-, le guérit et l’envoie se montrer au prêtre. L’homme guéri se met à proclamer et à répandre la nouvelle si bien que c’est Jésus qui cette fois se retrouve à l’écart.

Ce lépreux, dont on ne connaît pas le nom, pourrait être chacun de nous, cha­cune des personnes que sa situation isole ou qui se trouve écartée du fait de son âge, de son handicap, de ses soucis de santé, d’une épreuve… Pendant plusieurs mois, seuls les soignants ont pu approcher les patients dans les éta­blissements de soin et les résidents dans les Ehpad (Établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes) et les établissements médico-sociaux. Combien de soignants (re)donnent leur dignité, leur place aux personnes dont ils ont la charge! Combien voudraient le faire et souffrent de n’avoir pas assez de temps? Combien d’anonymes, par des gestes simples, quelques mots, une attention manifestent à une personne qu’elle a toute sa place? S’approcher, toucher et se laisser toucher, notre humanité est en jeu là, notre altérité aussi.

Le fruit de cette rencontre entre un lépreux et Jésus est évident. Jésus est mis à l’écart et de partout cependant on venait à lui. Alors à notre tour, dans notre mission, laissons l’Esprit entrer en nous et nous emmener; nous emmener là où Il veut.

Le message du Pape François

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Soigner le malade en soignant les relations

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18). Dès le début, Dieu, qui est amour, a créé l’être humain pour la communion, en inscrivant dans son être la dimension des relations. Ainsi, notre vie, modelée à l’image de la Trinité, est appelée à se réaliser pleinement dans le dynamisme des relations, de l’amitié et de l’amour réciproque. Nous sommes créés pour être ensemble, et non pour être seuls. Et c’est justement parce que ce projet de communion est inscrit si profondément dans le cœur de l’homme que l’expérience de l’abandon et de la solitude nous effraie et est douloureuse, voire inhumaine. Elle l’est encore plus dans les moments de fragilité, d’incertitude et d’insécurité, souvent provoqués par l’apparition d’une maladie grave.

Je pense, par exemple, à ceux qui se sont retrouvés terriblement seuls durant la pandémie de Covid-19 : les patients qui ne pouvaient pas recevoir de visites, mais aussi les infirmiers, les médecins et le personnel de soutien, tous débordés et enfermés dans des salles d’isolement. Et bien sûr, n’oublions pas ceux qui ont dû affronter l’heure de la mort tout seuls, soignés par le personnel de santé mais loin de leurs familles. (…)

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