Vingt deuxièmes dimanches du temps ordinaire
Des amis de l’Église Protestante Unie de France de Pont de Roide m’ont invité, cette semaine, à vous faire un dernier message.
Car il est vrai c’est la dernière fois que je m’adresse à vous de la sorte.
Ce n’est pas une exhortation comme vient à le faire notre ami Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome, je n’irai pas jusque-là. Mais c’est bien une invitation.
Celle de continuer de vivre en la Présence de notre Seigneur qui nous appelle à « marcher à sa suite » en reconnaissant que la vie qui est en nous est un don de Dieu le Père.
Notre Père qui est aux cieux, qui nous l’avions entendu dimanche dernier, offre, à l’apôtre Simon-Pierre de reconnaître en Jésus, le Christ, le Fils du Dieu vivant !
Nous-mêmes nous l’affirmons ensemble lors de chaque office dominical.
C’est déjà une première étape, celle de parvenir à professer notre Foi en Dieu, Père Fils et Esprit Saint. La seconde étape est d’en vivre vraiment.
A l’image du plus grand des commandements qui est d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit et de toute sa force et son prochain comme soi-même. Un amour qui nous fait sortir de notre propre intérêt personnel.
J’en ai été témoin, au cours de ces neuf années parmi vous, certaines personnes d’entre vous le vivent vraiment.
Dans cette capacité de renoncer à elle-même pour prendre leur croix et suivre Jésus dans cet amour de Dieu et de leur prochain. Je ne donnerai pas d’exemple, nous ne sommes pas là pour faire notre propre éloge, ni disqualifier qui que ce soit.
Dieu lit mieux que nous-mêmes dans les cœurs de chacune et de chacun d’entre nous.
Comme le souligne si bien Matthieu dans ce cours passage de son évangile :
« Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »
Je tiens par cette dernière prise de parole à remercier celles et ceux qui m’ont véritablement aidé à vivre mon amour, ma foi et mon espérance en Dieu de Jésus-Christ et en celles de mes sœurs et frères en humanité, bien au-delà du cercle uniquement de l’Église, qu’Elle soit Catholique et Romaine, Protestante ou Évangélique.
Car heureusement, bien des personnes de notre monde ne cherchent pas à le gagner, même au prix de leur vie. Mais à le servir avec générosité et vérité.
Il en a été ainsi lors de mon passage parmi vous, au sein de notre communauté paroissiale, comme dans bien des treize communes, où je suis allé.
Marcher à la suite de notre Seigneur Jésus, je vous invite à continuer à le vivre ensemble. Nous pourrons le faire dans la communion de la prière, unis à Celui qui a souffert, a été tué et le troisième jour est ressuscité.