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Vendredi Saint

Dimanche dernier par la fête des Rameaux en cette année A, vous avez entendu la Passion de Jésus-Christ selon Saint Mathieu.

Aujourd’hui nous venons d’entendre celle de Saint Jean.

Dans celle de dimanche dernier il nous était rapporté l’attitude du gouverneur Pilate se lavant les mains et disant : « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! »

Alors que nous le savons bien, si Pilate n’avait pas donné l’ordre de crucifier Jésus, cela n’aurait pas pu se faire.

Si vous allez dans l’église du Sacré-Cœur d’Audincourt vous pourrez voir un vitrail illustrant cette scène du lavement des mains de Pilate.

Lui Jésus avant sa mort comme nous l’avons souligné hier soir, lave les pieds de ses disciples. Tout un autre symbole posé et qui en dit long sur la divergence entre ces deux hommes : Pilate et Jésus.

Il en est ainsi encore aujourd’hui, bien des Pilate se lavent les mains, alors que des enfants, meurent de faim ou sous les décombres des immeubles effondrés suite à des bombardements que cela soit en Amérique Latine, en Afrique au Proche Orient ou encore en Europe dite de l’Est.

Si certains font comme Pilate, n’utilisant pas leur pouvoir pour permettre à la vie de gagner : « Tu ne sais pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »

D’autres heureusement, plus discrets restent au pied de la croix de Jésus, à l’exemple de sa mère Marie. Vous direz une femme n’a pas de poids à cette époque-là, elle ne risque pas grand-chose. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil, des femmes écrivaines, journalistes risquent leur vie au nom des droits de l’Homme et de la démocratie ! 

Il reste aussi ce disciple que Jésus aimait, c’est à dire l’apôtre Jean.

Il est là au risque de sa vie, lui le disciple de la première heure, appelé par Jésus avec son frère Jacques au bord du lac de Tibériade.

Même si l’heure d’agir n’a pas encore sonné, il est là au côté de son Maître et Seigneur agonisant en croix. Comme si tout n’était pas perdu ! Dans l’attente d’un événement, qui viendra par la suite. En tous les cas, il reste fidèle et n’abandonne pas Celui en qui il a mis son espérance. L’horizon, même par la mort de Jésus, ne semble pas totalement bouché pour ce jeune homme. C’est peut-être sa jeunesse justement qui lui offre de pouvoir croire en une perspective nouvelle où tout ne paraît pas fini.

Dans cette attente, Jean se remémore certainement ce qu’il a vécu au côté de cet homme Jésus, roi des juifs ! Il entend certainement résonner en lui ses paroles de Jésus disant aux siens : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient : le troisième jour, il ressuscitera. »

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